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Par Jean-Jacques - Publié dans : Voyage - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Mardi 5 août 2008
Retrouvez nous dans le dernier bi-mensuel  du mois d' Aout de:

MULTICOQUES MAGAZINE

"Umiak dans le canal de suez et en mer rouge"

Par Jean-Jacques
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Lundi 30 juin 2008


RENSEIGNEMENTS A L'ATTENTION DES NAVIGATEURS

TURQUIE


Kékova :



Le mouillage dont tout le monde rêve. Contrairement à d'autres Français qui choisissent le ponton d'Ibrahim, c'est chez Hassan que nous avons élu domicile. Ponton gratuit, eau et électricité si vous mangez au moins une fois chez lui (ce qui n'est pas une punition) Vous pouvez laisser votre bateau en toute sécurité pour visiter. Hassan vous propose même de surveiller votre bateau si vous décidez de mouiller à l'ancre au milieu de la baie (ce qui peut être intéressant si vous décidez de vous absenter plusieurs jours pour visiter l'intérieur du pays. Il suffit de demander à Hassan le code de son wi-fi et vous aurez internet gratuit en adsl. Prenez votre annexe et allez visiter le château et les vestiges engloutis de l'autre côté de la baie. Pour aller dans la ville la plus proche (Demre) prenez le bus sur la place du village (demandez les horaires) qui vous y conduit régulièrement ou demandez à une voiture qui part ( le stop marche très bien et vous n'aurez aucun mal à vous faire accompagner), vous pourrez faire vos courses et faire des achats au marché ou les produits sont très bon marché ( la petite superette du village est assez bien achalandée pour un petit magasin. Compte tenu des prix de la marina de Finike pour les gens de passage, je vous conseille (si vous voulez visiter la région) de laisser votre bateau à Kékova et de louer une voiture à Demre.


Finike :

Très belle marina( du groupe Setur) ou hivernent de nombreux Français et Francophones. Sanitaires très « clean », wi-fi gratuit comme l'eau (de très bonne qualité que vous pouvez consommer sans problème) mais électricité payante. La communauté qui hiverne à Finike s'est organisée en « petite ville » : Local dans la marina pour les animations et activitées - Fitness - Bibliothèque - Déplacement le vendredi à Antalya pour les concerts ( 2 euros pour écouter l'excellent orchestre philharmonique de la ville !!!!)

Le problème de Finike se situe dans le système de tarification qui privilégie les places à l'année au détriment du plaisancier de passage. Le tarif pour un mois est égal à 50% du tarif annuel et la nuitée est facturée à un prix Italien !!! Si vous devez faire escale dans la baie de Finike pour un simple ravitaillement, vous pouvez mouiller devant le port si le temps est clément.
Si vous faites votre entrée en Turquie à Finike, le personnel du port s'occupe de tout et vous facilite réellement les formalités administratives.
Dans la ville vous trouverez deux shipchandler (celui à l'extérieur de la marina est un peu moins cher)
La boutique de Faik qui est devant la marina vous assure une assistance très « pro » mais il vous faut discuter et définir le prix à l'avance ( Faik est adorable mais il sait faire du business). Les marchés du mardi et samedi vous permettent de faire vos courses à des prix très bas selon les produits. Dans la rue principale de Finike vous trouverez une multitude de quincailliers très bien achalandés, magasin d'article de pêche très bon marché et boutique téléphonie pour acheter des cartes prépayées pour votre gsm.
Attention si vous amenez votre clé USB chez Fuji pour faire des tirages papiers, son ordinateur est bourré de virus. Choisissez d'apporter un cd rom !!! Les prix des tirages sont incroyablement bas et vous pouvez faire éditer vos photos de voyage à faible coût.
Pour aller à Antalya en bus ( dolmush) départ toute les ½ heures à la station de bus située à coté de la station service le long du canal.

Bref : Si vous acceptez de sacrifier une partie de votre budget pour profiter quelques temps de la douceur de Finike, alors n'hésitez pas à y passez quelques jours.


Mouillage de Phaselis:

Moyennement abrité, vous pouvez y passer la nuit si le temps est établi. La baie sud est à conseiller car celle du nord est truffée de hauts fonds et la protection inexistante. Les fonds de sable sont de bonne tenue et vous pouvez vous approcher sans risque du rivage. Nous avons profité de la nuit pour visiter gratuitement le site qui est magnifique.
Nous avons mouillé dans la baie située au sud car le mouillage est plus facile et les fonds de sable sont de très bonne tenue. Selon les vents vous pouvez vous rapprocher d'un côté ou l'autre de la baie pour sécuriser votre mouillage. Vous pouvez également porter un mouillage à terre si vous mouillez à côté de l'ancien brise lame englouti. Le mouillage nord est plus ouvert et les fonds plus caillouteux, nous n'avons pas souhaité y rester.
Le guide Rod Heikell indique un passage dans l'ancien port militaire. Nous vous le déconseillons fortement car la véritable largeur de passage (indications inexactes sur le guide) et les fonds insuffisants rendent le mouillage très dangereux dans cette minuscule baie même pour un petit bateau.

 

Antalya :

 

Si vous avez la chance de pouvoir mouiller dans le port vénitien devant la vieille ville, ne vous en privez pas quitte à faire un peu de forcing pour trouver une place.
Moins cher que la Marina Setur Group, qu'il vaut mieux éviter,la place au port vous permettra de profiter de la proximité de la ville qui est à vos pieds. La marina « Setur » est elle située très loin de la ville, elle est chère (les prix sont inflationnistes) et sale du fait de la proximité du port de commerce.

Kash :

Nous avons mouillé au fond de la crique située derrière le port de Kash ( au nord ) à coté du chantier naval. Parfaitement protégée il y a même deux corps morts installés. Pas de réseau internet possible. En cas de coup de vent vous pouvez toujours aller vous amarrer au quai du chantier. Mouillage pour une nuit de repos uniquement car assez loin de la ville.

Kalkan :

Superbe petit port ou il et difficile de trouver de la place. Les places sont gérées par un escroc qui pratique des prix à la tête du client. Hors de prix et sans aucune raison ( réseau électrique épouvantable ( si vous n'avez pas 50 mètres de rallonge il faudra négocier avec les bateaux promenades) sanitaires payantes ..... Bref, si vous pouvez mouillez à proximité du port, c'est préférable. Petit super marché dans le village, internet café en plein centre. Si vous devez jeter l'ancre faites attention aux mouillage des Gulets qui mouillent très long et la plus part du temps on remonte leurs ancres si la votre ne se bloque pas dans leurs chaînes (un bon orin est à conseiller) Nous avons vu plusieurs galères de plaisanciers avec l'ancre coincée au fond !!!!

Marmaris :

Nous sommes allés à Yacht Marina :La moins chère de toute et même si elle est éloignée du centre ville, la plus intéressant : Services techniques compétents, équipements haut de gamme , wi-fi gratuit dans la marina, superette (chère. Ilvaut mieux aller au supermarché de la ville), restaurant (dont un self pas cher du tout) Navettes pour la ville toutes les 30 minutes environ. Le top !!!!
Pour tous problèmes à résoudre : contacter l'association Française Nokta ( Cécile et Jeff) qui fait référence à Marmaris.
Marché important dans la ville tous les Jeudi.

Marina municipale de Gocek :

Même si le ressac est un peu pénible comme elle est gratuite jusqu'à mi mai cela vaut le coup car les autres marinas (port gocek notamment) sont hors de prix) Sanitaires payantes mais tarif de port pas cher (10 euros jour pour notre cata) Deux supermarché dans la ville. De nombreux ship et des professionnels de haut niveau pour tous types d'intervention.

Mouillages forains dans la baie de Gocek : Vous découvrirez vous-même ces petits coins de paradis, donc pas besoin de vous émousser à l'avance la surprise. Sur notre blog vous pourrez cependant avoir un aperçu de ce qui vous attend dans ce merveilleux bassin de navigation.


CHYPRE :

Paphos :


Attention au piège !!! Pour faire votre entrée dans le pays il faut bien choisir son jour, sinon vous allez devoir payer les frais d'heures supplémentaires du fonctionnaire de service. Il vaut mieux connaître le tableau des horaires si desous.

Lundi et Vendredi : gratuit de 7h30 à 14h30
Du Lundi au Vendredi: de 14h30 à 7h30 du matin : 58 euros ainsi que le Samedi jusqu'à 13 heures
Du Samedi 13 heures au Dimanche à 24 heures : 87,15 euros
Devinette : Si vous arrivez le Dimanche entre 0 heure et le Lundi 7h 30 combien payez vous ??? Bug de l'administration : Cas non prévu !!!!!
Les jours fériés : 24 25 26 Décembre - 1 et 6 Janvier - 25 Mars - 1 Avril et Mai - 1 et 28 Octobre: 87,15 euros.

Vous vous amarrez de préférence face à la sortie afin d'éviter le ressac permanent (de chaque coté du qui central) Le port n'est pas cher il faut négocier un prix pour plusieurs jours ( 30€ pour 5 jours pour notre catamaran) mais en ce qui concerne eau et électricité c'est une autre histoire. Les compteurs sont privés ( eau et électricité hors de prix sur l'île qui manque d'eau) et si vous voulez vous raccorder, il vous faut, soit vous arranger avec le gardien d'un des bateaux de promenade, soit vous brancher très discrètement la nuit pour faire le plein d'eau et recharger vos batteries. Vous pouvez avoir internet gratuitement en demandant le code de leur wi-fi (peu puissant) aux autorités située dans le bureau du premier étage. Pour le ravitaillement, nous vous conseillons le supermarché Chypriote situé dans la rue commerçante à droite en remontant vers la ville : Il est bien moins cher que le Carrefour qui est à quelques kilomètres plus loin. Les locations de voitures sont intéressantes (comptez 90€ pour 3 jours tout compris « full options » avec un plein d'essence compris) pour visiter l'île.

Larnaca :


Superbe marina en pleine ville , pas chère du tout ( 10 euros jour pour notre catamaran ) bien protégée avec eau ( rationnée à certaines heures ) et électricité. En plein centre ville devant la promenade des anglais. Internet café sur le boulevard presque en face la marina. Excellent endroit pour laisser le bateau et visiter l'île. Multitudes de commerces dans le quartier. Le supermarché Carrefour installé au nord de la ville et plus cher que le supermarché Chypriote !!! Gasoil à deux cent mètres à droite de la sortie. NE PAS PRENDRE DE GASOIL A LA MARINA ( TRES TRES MAUVAISE QUALITE)


EGYPTE :

Si vous avez choisi comme nous un agent pour gérer votre arrivée à Port Said et passage du canal de Suez, vous devez l'avertir de votre arrivée pour envoi de pilote. Vous ne pouvez pas entrer dans le chenal d'arrivée à Port Fouad sans l'assistance d'un pilote qui montera à bord jusqu'à la marina. Felix Group est à notre avis l'agent le plus influent et le plus professionnel. Nous vous le recommandons vivement.

Port Fouad :


Passage obligé si vous voulez descendre le canal de suez. La marina n'a de marina que le nom. Sanitaires épouvantables, mouillage aussi calme que les montagnes russes. Nous avons préféré mouiller très long en Y ( 60 mètres de chaîne sur l'ancre principale + une deuxième ancre ) pour éviter de déraper et pouvoir s'approcher du quai en relative sécurité.
Si vous pouvez : Choisissez votre angle de mouillage en fonction du vent. Le mouillage prés des angles vous permet un relatif abri par rapport à un mouillage plein centre.
Tarif de la marina 15$ jour (eau et électricité gratuites) Vous ne pouvez laisser un bateau plusieurs jours sans surveillance car le personnel est totalement incompétent pour intervenir en cas de problème.
Pas de wi-fi, il vous faut aller dans un cyber café (traversez en bac pour aller à Port Said) ou profitez d'internet dans le bureau de Felix Group, si vous avez choisi cet agent pour votre passage du canal (relativement cher mais très efficace !!!! A conseiller pour éviter tout problème )

Passage du canal de Suez : Nous avons payé à Felix Group 500 euros pour l'aller retour du canal ( Port Said- Suez) et 50 euros pour les pilotes ( aller retour également). Le passage se fait en deux jour (arrêt à Ismailia en première étape) Les départs se font le matin si aucun convoi militaire ne passe dans le canal (dans ce cas vous devez attendre un jour de plus) le trajet dure environ 8 heures au moteur dans le canal. Nous avons partagé notre repas avec le pilote et lui avons donné un pour boire de 20 euros (la moyenne constatée lorsque l'on est satisfait)

Marina d'Ismailia :


Très agréable marina soit pour attendre un nouveau départ, soit pour rester quelques jours et visiter la ville et le Caire qui n'est pas loin. Le tarif est de 15$ jour eau et électricité comprise. Il vaut mieux prendre les coffres situés devant le quai et se mouiller « cul arrière » en prévoyant une bonne tension avant pour éviter de taper le quai à cause des vagues créés par les pilotines et autres vedettes rapides qui passent devant la marina.
Il n'y a pas de wi-fi à la marina, mais en montant sur le toit vous pouvez capter des réseaux non sécurisés. Sinon en ville de nombreux cybercafé.

Marina de Suez :


Le temps d'une nuit pour ne pas entamer la descente du golfe de Suez de nuit. La marina est au main d'un maître pot de colle et sur-factureur notoire : Mister Kalkar qui va vous proposer son aide pour tout et n'importe quoi.
Un conseil. Prenez un mouillage (avant arrière) sur coffre devant la marina, allez payer en dollars si vous en avez la nuitée de la marina( 10$) Vous pouvez faire un réassort de gasoil non loin de la sortie de la marina, mais il vaut mieux le faire tôt le matin pendant que Mister Kalkar dort encore. Pas de wi-fi bien sur mais des cyber cafés à proximité. Pas d'électricité sur le ponton. Vous pouvez avoir de l'eau si vous pouvez vous approcher du ponton ou mieux vous y amarrer. Petit super marché à proximité.

MER ROUGE :


Marsa Thelemet :


Bien contourner l'entrée de la lagune et laisser à tribord la bouée d'entrée du chenal. On peut s'enfoncer presque tout au fond de l'abri et mouiller par 4 à 5 mètres de fond de très bonne tenue. Par 35 nœuds de vent nous n'avons pas bougé, le clapot étant quasi nul dans cet abri naturel bien protégé des vents du nord. Les quais qui sont installés en bords de rives ne sont pas à conseiller.

Marina d'Hurghada :


Neuve spacieuse bien protégée malgré une houle constante amplifiée avec la marée. Eau et Electricité sur le quai bornes avec compteurs individuels). Les sanitaires sont à revoir car seules deux douches à ce jour sont installées derrières les immeubles et servent à tout le monde. Wi-fi gratuit.
Café, Restaurant et petite superette dans la marina ouverte 24h/24 !!!
Marina au cœur d'un quartier commerçant très agréable (évitéez la partie ouest Sheraton street piège à touristes fortunés ou non). Pour tous problèmes ou achats, essayez de vous débrouiller par vous-même car si vous faites appel au grand manitou local (Mr Sheriff) il va solutionner vos problèmes mais sachez que les prix sont fortement majorés ( réparations, pièces détachées, etc...) Une station service se trouve à 400 mètres à droite de la sortie de la marina après le marché aux poissons.
De nombreux magasins de pièces détachées en tous genre et réparateurs mécaniques dans le quartier. En allant vers « Down Town », deux super marchés (en bus 0,50 pounds le trajet aller) Métro qui vient d'ouvrir et qui est bien achalandé et un super marché local un peu plus loin dans la même rue.
Un bon restaurant vers le centre ville : Simmy (dans une rue commerçante pour touristes) qui est un restaurant ou ne vont que les habitants d'hurghada. Très bon et pas cher du tout (repas complet pour 20 pounds)

Mouillage de sha'b abu sha'r :


Situé presque devant la marina d'El Gouna. Ce récif en arc de cercle permet un mouillage en toute sécurité car de très bonne tenue et un clapot inexistant même avec beaucoup de vent. Nombreuses zones de sable ou il est possible de poser l'ancre sans être gêné, ni abîmer le corail. Avec une bonne antenne wi-fi vous pouvez capter des réseaux situés dans la ville en face.

Mouillage de Endeavour Harbour (Tawila island) :


Bien entrer à partir du point GPS 27°33'75N et 33°47'71E et suivre l'alignement à 90° pour entrée plein centre dans le baie. Le mouillage le plus abrité et situé juste après l'ancien quai. Mouiller par 8 mètres de fonds. Très bonne tenue et pas de clapot. Le fond de la baie et moins protégé du vent de secteur nord..

Mouillage de South Quessum :


Excellent mouillage devant la plage située au sud ( la crique située au nord est très dangereuse et il vaut mieux ne pas y rester). Très bonne tenue de l'ancre par 10 mètres de fond de sable ( nous avons eu plus de 40 nœuds de vent la nuit sans aucun problème). Chaque soir des pêcheurs viennent en barque vous proposer le poisson ou les poulpes qu'ils ont péché en journée. Si le vent par extraordinaire tourne au sud, il suffit de se déplacer au sud vers l'autre île situé à 2 milles environ et mouiller au nord en toute sécurité.

SARDAIGNE :


Porto Cervo :


Nous avons mouillé dans la zone gratuite à l'entrée de la baie. Il existe quelques coffres, mais de toute façon la tenue d'ancre par 8 mètres de fond est excellente. Ne pas hésiter à vous rapprocher de la petite plage. Vous pourrez facilement aller en annexe faire vos courses au village. Pas de wi-fi gratuit accessible depuis la zone de mouillage. A porto Cervo vous trouverez à prix d'or tout ce dont vous avez besoin. Mieux vaut y aller hors période touristique !!!

 

Par Jean-Jacques - Publié dans : Voyage - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Lundi 30 juin 2008
TOUS NOS MOUILLAGES


ITALIE :


Ile d'Elbe - Portoferraio :


Mouillage conseillé au fond du port en face l'hôtel IRONE (très visible) devant les corps morts (apparemment gratuits) afin d'éviter d'entendre les moteurs de Ferry la nuit et aussi le va et vient des bateaux qui sortent d'Esaom Cesa et Edilnautica Marina.
Sur ancre les fonds sont de bonne tenue.
Le super marché Coop étant juste à droite d'Esaom Cesa, il est possible de venir en annexe s'amarrer au ponton qui se trouve devant le portail (ouvert en journée) qui est en face le Coop.

En cas d'intervention technique à faire sur le bateau :
3 très bons professionnels qui parlent Français :
Gréement : Ugo Belhost : Tel : 338 20 62 233
Electronique et électricité : Carlo Alberto Malagoli : Tel : 328 42 26 140
Voilerie : Elle Sails (à coté du stade de foot Via Carburo n°10) : 056 59 16 959

Internet café- téléphone - fax : Situé prés du port devant le départ des bus (sous l'immeuble un grand immeuble) Connexion internet chère : 2€ une demi-heure.
Marché local le samedi a coté du Coop.
Magasin d'articles de pêche : Prendre à gauche devant le Coop la route 4 voies qui longe les chantiers 500 mètres plus loin à un carrefour, magasin en contre bas sur la droite (gros choix)

Porto Ercole :

Arrivée de nuit, le port est bondé et l'ensemble des corps morts à l'entrée sont pris par de petits bateaux. Impossible cette fois d'en récupérer un, compte tenu de la taille de notre bateau.
Il est cependant possible mouiller à l'abri derrière la petite ile de Isolotto
Mouillage : lat 43°23.0402 N - long 011°12.528 E . Fonds de sable de bonne tenue.

Marina di cala Galera : Quelques places toujours disponibles hors saison compte tenu du prix de la nuit. Le plus simple est de mouiller dans la baie au nord du port derrière la jetée
(Attention pas d'abris en cas de vent d'est ou nord-est). Fonds sableux de bonne tenue sauf sur vents E et N/E ).
Le tarif du port est de -50% à partir du 16 Septembre (tarif saison d'hiver)
La superette est très très sommaire !!!

Port Santa Marinella :


Mouillage forain à l'Est de la Baie contre la jetée. Faire attention au ressac. Préférez mouiller devant la plage qui se trouve à 500 mètres toujours à l'Est du port. Bonne tenue des fonds sableux.

Fiumicino :



A l'arrivée (nous y étions pourtant hors saison), ne comptez pas trouver une place dans la darse Traiano, allez directement vous amarrer le long des quais en attendant l'ouverture des deux ponts. Attention les horaires de passages constatés en Septembre sont : 7, 14 et 20 heures.
Le dernier chantier (Comar tel :+39 06 6522012) à gauche en remontant au fond du canal n'est pas cher. Il y a eau et électricité et l'un des employés parle très bien le Français. Tarif pour la nuit entre 10 et 15 euros. On s'amarre à couple ou mieux si vous comptez rester plusieurs jours pour visiter Rome. Un conseil avant de repartir de Fiumicino, si c'est le matin tôt, allez vérifier si les chalutiers ne bouchent pas la sortie. Ils ont une fâcheuse tendance à s'amarrer à couple et boucher la sortie du port.

Ponza :


Le mouillage forain au nord de la crique est de très bonne tenue malgré une forte houle lors de vents de Nord et Est. Il vaut mieux mouiller le plus au Sud possible de la zone réservée car elle est mieux protégée.

Ventotene :


Nous avons utilisé le premier quai au nord. Les bornes électriques et eau n'étant pas branchées, nous n'avons rien payé. Au fond du port sur les pontons, le prix est prohibitif (90 euros pour un 40 pieds) Le ressac important par vent de N et NE impose de ne pas s'amarrer parallèle au quai. Il existe quelques pendilles qu'il faut bien tester avant de s'y accrocher. Pour les accros d'internet, il y a un « Internet Café » ( M@rnet: via muraglione tel : 0771 854023) en haut du village qui est ouvert à partir de 17 heures jusqu'à 23 heures environ.

Porto Miseno :


Nous avons mouillé à l'entrée S-O de la baie. Prise d'un corps-mort disponible. Pour plus de sécurité nous avons lâché à la verticale l'ancre et 20 mètres de chaine. Le village est tranquille et les habitants sont très accueillants et cherchent naturellement à vous aider. Un gardien surveille discrètement les bateaux et lorsque vous l'aurez identifié et salué, votre bateau sera en totale sécurité. En haut du village à coté de l'hôtel « del la mare » et d'un grand café, il y a un départ de Bus pour aller vers Naples. Si vous souhaitez aller à Naples et ensuite visiter Pompéi, il faut prendre le premier bus à Miseno, puis changer à Pozzuoli pour prendre un train qui vous emmène à la gare centrale de Garibaldi. Là il vous faut prendre un nouveau train qui s'appelle « Vesuviane » pour vous rendre à Pompéi.

Baia :


Si vous devez prendre du gasoil il faut impérativement aller au premier quai à coté du chantier Sud. Il y a aussi de l'eau devant les pompes pour refaire le plein d'eau potable et cela évite d'aller slalomer entre les pendilles très proches les unes des autres, pour atteindre la pompe située au fond du port et ou les fonds sont inférieurs à 2 mètres.

Pozzuoli :


Comme il est très difficile de trouver une place à l'intérieur des deux ports de plaisance (celui situé à coté de l'embarquement des ferries est très petit et les fonds inférieurs à 2 mètres), nous avons mouillé au Nord Ouest à l'extérieur du port de plaisance. Les fonds sont de bonne tenue et l'on est en dehors de la route des ferries qui accostent sur le quai Est.
Il n'y a pas de Cyber café à Pozzuoli mais une agence de voyage située à 200 mètres de l'embarquement des ferries, nous a permis de relever notre courrier électronique. Elles ont forcément toutes Internet et cela peut être un moyen relativement facile, avec un grand sourire bien évidement, de récupérer ses emails.

Cetraro : l


e port est bien abrité mais un ressac important oblige à mouiller avec des amortisseurs sur chaque aussière afin de limiter les à-coups sur les taquets. Nous n'avons pu rester contre le quai principal en face de l'entrée et nous avons préféré entrer dans le bassin situé à tribord qui est bien mieux abrité grâce à une toute petite entrée. Une fois à l'intérieur soit on mouille en pleins milieu ou l'on récupère un corps morts libre, soit on essaye de se faire une place entre les petits bateaux à moteurs pour prendre une pendille.

A 500 mètres en allant vers la ville il y a une station Esso qui peut vous livrer le gasoil si vous mettez votre bateau au quai des bateaux de pêche, le temps de faire le plein. 500 mètres plus loin sur le même coté de la route, il y a un snack self et restaurant (LE MOULIN en Italien) ou nous avons pu manger de très bonne pizzas à 80 cts d'euros !!!!! et se connecter gratuitement sur internet avec l'ordinateur du restaurant :Une bonne adresse !!!
En ville : pas grand-chose, et le Shipchandler qui se trouve de l'autre coté de la voie ferrée en face le poste Esso, n'est pas bien achalandé.

Stromboli - San Vincenzo :


En face de la plage ou les pêcheurs remontent leurs barques, de nombreux corps morts ont été installés. Ils sont de très bonnes tenues, donc pas besoin d'aller essayer de se mettre à quai (trop haut pour des bateaux de plaisance et constamment occupés par les débarquements des navettes. Prévoir d'arriver avant 18 heures si vous souhaitez faire quelques courses alimentaires.

Salina - Santa marina :


Des corps morts sont installés devant l'entrée du nouveau bassin. Cela évite d'avoir à s'amarrer au quai Ouest (bien protégé) Dans la montée principale du village on trouve un magasin qui vends du matériel de pêche et de l'accastillage. Dans la rue principale : Commerces traditionnels et un Internet point (en haut débit) tenu par un très gentil monsieur qui parle Français. Le tarif est de : 1,5 euros le ¼ d'heure (mais il n'est pas trop regardant sur la montre).

Lipari - Pignataro :


L'aménagement complet en pontons flottants de la marina permet de trouver une place en basse saison, en été ce doit être impossible (tarif hiver à partir du 01/10 : 40 euros pour notre catamaran avec Eau et Electricité sur tous les pontons) Il est possible de mouiller devant la marina, sauf en cas de forts vents de Sud.

Vulcano - Porto di Levante :


Evitez si possible le ponton situé au Sud de l'entrée du port : Trop cher, alors qu'à 30 mètres il y a une bonne quinzaine de corps morts disponibles et solides. A coté des bains de boue (presque contre le quai de débarquement) un personnage mythique vous attends : Rocco le vendeur de légumes fruits et délicieux rosé.
Les bains de boues coûtent 2 euros par personne (gratuit pour les enfants mais sous la seule responsabilité des parents. Très jeunes : exclu)
Si vous voulez seulement profiter gratuitement de l'eau bouillonnantes, prenez votre annexe est allez sur la plage de sable noir située à droite du quai de débarquement. En face des escaliers en bois l'eau bouillonne et les « curistes » viennent se délasser après les bains de boues.


SICILE :


Palerme :


Si vous le pouvez choisissez d'aller au fond du port sur le ponton du chantier qui est à coté de la tour en ruine qui se trouve à droite en regardant la ville. Le patron est extrêmement sympathique est fait tout pour vous faciliter les choses dans tous les domaines (ravitaillement, réparations, etc...).
Prix très raisonnable par rapport aux clubs situés sur tout le coté gauche (et en plus ils sont bondés) Nous avons payé quarante euros la nuit pour notre catamaran. Eau et Electricité sur le ponton (seule l'odeur du port est un peu gênante mais on ne peut pas tout avoir)
Si vous avez besoin de matériel, il y a devant le port de plaisance situé à quelques kilomètres plus à l'ouest un shipchandler extrêmement bien achalandé et les vendeurs sont compétents et très serviables
(le patron du chantier vous y accompagne si vous avez besoin)
Si vous cherchez un point internet vous pouvez vous rendre en ville à Via spinuzza au café « Arborigéne - Internet » de très bonnes bières et cocktails ( assez cher mais matériel performant) Un autre point internet est situé au début du marché Capo à l'angle de la Via Porta Carini et de la Via S Agostino. Ces deux points internet sont à environ 20 minutes de marche du port en prenant la Via Cavour.


Capo San vito :


Il est tout à fait possible mouiller dans la baie (sauf en cas de vents de secteur nord). Si vous avez un impératif de sécurité ou de ravitaillement en eau ou électricité et si vous souhaitez vous mettre à quai, il faut discuter le prix avec chaque responsable de pontons et vous passerez très vite de 60 à 30 euros la nuit. Dites que vous venez simplement pour faire du gasoil (la station est toujours fermée car le gérant vient uniquement sur appel téléphonique) et que vous allez passer la nuit devant le poste à essence.
Dans le village une petite superette est bien achalandée et la première boulangerie (située dans la rue la moins commerçante) a un pain délicieux. Ne cherchez pas d'internet point : Il n'en existe pas encore.
San Vito n'a d'intérêt que si une halte s'avère nécessaire.

Formica :


Un arrêt sur l'île n'est possible par vent de secteur Nord ou Ouest très faibles. L'entrée du minuscule port est réservée à des monocoques de moins de 40 pieds (ne pas s'avancer sans autorisation). L'option de mouillage devant l'île est à conseiller car les fonds sablonneux sont très visibles.

Levanzo :


Mouillage abrité et de tenue moyenne, juste devant le petit village pour des vents uniquement de secteurs Nord et Ouest. Par vents d'Est - Sud et Sud Est il vaut mieux changer de coin. Il vaut mieux mouiller à l'Ouest de la baie (devant la jetée faite de cubes de béton jaune) en vous mettant dans l'axe de la maison cubique qui est située plein nord tout en haut du village. Nous avons changé de mouillage avant la nuit pour aller dans la cala Fredda, en peu plus abritée que Dognana. En plus les hydrofoils arrivent à toute vitesse devant le quai de Dognana (de jour comme de nuit) il vaut mieux donc ne pas rester au milieu !!

Marettimo :


Arrivé en fin d'après midi, nous avons mouillé dans le renfoncement du premier petit quai contre la jetée. Il faut simplement partir avant 11 heures du matin pour laisser la place aux éventuels chaluts. Pas d'eau et pas d'électricité sur ce quai pour les visiteurs (sauf au fond du port mais pas de places libres car elles sont utilisées par les clubs de plongée) Pour les bateaux à faible tirant d'eau (< à 2 mètres) il est possible de mouiller dans le port en prenant garde de ne pas trop serrer sur le coté gauche du port car les fonds sont à 1,50m en moyenne voir moins par endroit.
Dans le village : Un internet point (fermé en dehors des périodes touristiques) est situé juste en face de la droguerie bazar qui est dans la rue centrale donnant sur l'église.
Alimentations, Boulangerie, et autres petits commerces ouverts toute l'année. Bar à vin à coté de l'église. Les restaurants sont presque tous fermés après la période touristique.

Favignana :


Il est impossible de mouiller dans la partie droite du port ( < à 1,50m) En allant au fond sur le ponton flottant situé derrière le gasoil, vous tomberez sur Pietro qui gère les places. Le tarif est discutable et si vous lui indiquez que vous ne voulez pas de reçu, vous allez payer deux fois moins cher que le tarif initial annoncé. Eau (15 euros si vous voulez simplement faire le plein sans rester) et Electricité sur le ponton.
Par vents de secteur nord, il est fortement déconseillé de rester à quai au niveau du poste à essence. Juste devant le quai, le bar restaurant sert de point internet (2 euros de l'heure)

Syracuse :


Le quai gratuit qui est dans la baie à droite en allant vers la marina est très pratique par beau temps. L'électricité et l'eau sont payantes et il vous faut acheter une première carte à 10 euros (valable plusieurs années) puis vous pouvez la recharger avec des unités qui vont de 10 à 50 euros (en saison il est courant que les cartes à 10 et 25 euros ne soient pas vendus et que seules celles à 50 soient disponibles !!!! C'est le racket local du gestionnaire du port qui déteste les Français car cet inculte est persuadé que c'est napoléon qui a pris la Joconde aux italiens) Vous pouvez acheter les cartes à mettre dans les bornes dans un café en face du quai ou chez le shipchandler qui est situé au début de la Via Savoia. Dans la même rue il y a un internet point (qui fait salle de jeux) dont le prix est de 3 euros de l'heure puis 2 euros par heures supplémentaires.

En cas de forts vents, ou dés que le bateau commence à « danser », il vaut mieux partir du quai à cause de la mauvaise tenue des ancres, du très fort ressac dangereux et du niveau d'eau qui monte jusqu'au niveau du quai (l'an dernier un catamaran s'est retrouvé sur le quai !!!) Il vaut mieux donc faire son plein d'électricité et d'eau et aller mouiller au fond de la baie dont les fonds de 8 à 9 mètres sont de très bonnes tenues.
Le plein de carburant se fait dans la marina (à des horaires précis). Le patron ne fait pas payer le plein d'eau lorsque vous prenez du gasoil.

Au fond de la baie, juste derrière l'emplacement de la Guardia Finanza, il y a un magasin de vente d'alcools et produits pour les restaurateur ou vous pouvez acheter librement à de très bons prix.
Un peu plus loin il y a deux super marchés : Spar et Carrefour ( Auchan est quand à lui au Nord de la ville : Trop loin si vous êtes à pied) Un marché se tient tous les jours sauf le dimanche autour des anciennes halles ( à coté du temple d'Apollon) Un camion ambulant vend dans la via Giaraca le meilleur pain de la ville.
Pour les inconditionnels il y a Via Corso Umberto un bon Fast Food avec un menu à 3,50 euros !!!!
Visites des catacombes et Musée fermées le lundi

En ce qui concerne le port de plaisance situé coté mer : Il est presque toujours plein et à mon avis assez dangereux car la passe est très étroite et mal protégé des vents de secteurs Est
( très grosses vagues déferlantes à l'entrée de la passe).

Riposto :


Arrivés de nuit, nous avons constaté qu'aucun feu d'entrée de port ne fonctionnait. L'entrée étant parfaitement identifiable par beau temps et moins facile en cas de pluie ou brouillard. Nous n'avons fait escale que pour la nuit et à notre arrivée dans le port à 11 heures du soir une personne nous attendait pour nous proposer de nous mettre à quai devant la station service. Eau gratuite à disposition devant nous. Place gratuite pour la nuit. Port très bien protégé (nous sommes venu nous abriter d'un fort coup de vent d'Est).
Attention car le dessin du port et de la marina qui figure dans le guide Imray n'est pas conforme à la réalité de 09/2007. Le premier bassin est divisé en deux secteurs. Les pontons flottants sont positionnés différemment.

Santa maria di Leuca :


Nous sommes entré dans le port par coup de vent du nord de 40 nœuds. Contrairement à ce qui est relaté dans les instructions nautiques, il n'y a aucun ressac dans le port par vent de secteur Nord. Nuit passée contre le quai Sud sans aucun problème.
Internet : Le grand hôtel trois étoiles situé non loin du port accepte de prêter sa connection le temps de récupérer des emails.

GRECE :

Ormos Ammou :


L'arrivée de nuit est à conseiller par temps dégagé et bonne visibilité. Par visibilité réduite, il faut absolument placer une personne à l'avant et suivre avec attention le sondeur car les fonds sont très peu profonds et les relevés des cartes sont vraiment sujet à discussion ( nous avons relevé 1,30 mètre de fond en plein milieu de la rade alors les mesures faisaient état de 4 mètres. Le Ferry partant à 18 heures, il est possible de s'amarrer sur le quai Ouest face à l'entrée (l'autre partie du quai est impraticable). Un ressac important par vent de secteur Nord et Ouest rend inconfortable l'amarrage au quai, mais il est plus sur à cause de l'incertitude des fonds dans la anse.

Gouvia :


Si vous ne souhaitez pas payer la nuit à la marina, vous pouvez en « fin fin » de journée ( l'entrée de la marina est surveillée 24h/24) vous amarrer au quai de la station service. Comme elle est ouverte sur appel téléphonique et que le gérant n'est pas un acharnée du travail, il vous suffit d'attendre qu'il arrive le matin pour libérer la place. Pour une nuit cela ne pose pas de problème. La gestion de la marina étant informatisée, il est impossible de discuter le prix de la nuit !!!
Par vent de secteur sud il est possible de mouiller dans la baie de la petite île située à la sortie en allant sur Corfou : l'abri est excellent.
Le réseau wi-fi proposé par la marina est un vrai piège car il dessert également le réseau des loueurs et la connection saute en permanence « polluée » par les autres réseaux.
En ville un très grand super marché permet de faire des courses à un tarif bien plus intéressant que la superette de la marina (à éviter)
Le shipchandler installé sur le quai de la marina est très bien achalandé (distributeur Plastimo en autre)

Paxxa :


Le petit port est très bien protégé et le quai est accessible au petites unités ( tirant d'eau < à 2 mètres). Le mouillage dans la baie est cependant à conseiller car la tenue est très bonne et le ressac sur le quai est gênant. Ne pas manquer la visite de la boutique de « l'antiquaire ». Le bar situé devant le quai sert de bons cocktails et de la pression de qualité pour pas cher. Internet : Presque tous les cafés étant fermés nous n'avons rien vu.

Preveza :


Protection totale. Les mouillages sur corps morts devant les chantiers à l'entrée du chenal sont trop éloignés si vous souhaiter aller en ville.
Il est facile de s'amarrer gratuitement à quai avant la marina devant les premiers restaurant qui se trouvent sur le quai. Les « fast food » sur le quai proposent des « pittas » pour pas cher ( le fast food avec l'enseigne représentant un cuistot avec un couteau est succulent !!! ) Pour internet , il y a une salle de jeu en réseau ou l'on peut se connecter pour 2 euros de l'heure qui est située dans une rue perpendiculaire au quai à coté d'un magasin de journaux ou l'on trouve les journaux français de la veille. Dans la rue centrale il y a un vieux monsieur qui vend des fruits et des légumes à un prix très abordable.

Nidri - Ormos Vliko :


Le fond de la rade est excellent en terme de protection mais il n'y a rien à faire si vous souhaitez descendre à terre. Le mouillage forain au niveau de Nidri est à conseiller car les protections sont excellentes la tenue des fonds très bonnes et le trajet en annexe court pour aller en ville.
Internet : Le café « la minute » propose sont réseau wi-fi gratuitement à tous les clients. Pour le prix d'une bière ou d'un café vous pourrez vous connecter pendant des heures si vous le souhaitez. Les partons sont extrêmement sympathiques. Superettes devant le port.

Missalonghi :


Le quai Est au fond du port permet d'accoster et de profiter d'une arrivée d'eau. Pas d'électricité sur le quai mais l'avantage c'est que le port est gratuit et très bien protégé.
Le centre ville est à environ un kilomètre et un internet café permet de se connecter pour un tarif de 2 euros de l'heure. Ce port est à considérer comme un point de replis intéressant pour la nuit ou en cas de vents violents dans le golfe de Patras.

Galaxidhi :


Mouillage sur ancre sur le quai Nord ou en face si votre tirant d'eau le permet.
Athanasios (que vous trouverez certainement au OK Café ) peut aller vous chercher eau et gasoil dans le simple but de vous rendre service. Des boutiques agréables sont dans la rue qui monte vers la place du village et si vous souhaitez vous connecter gratuitement à internet il vous suffit de voir Zoé à la bibliothèque du village (ouverte de 18 à 20H30)

Port de Corinthe :


Sale et sans grand intérêt. Seulement pour attendre le passage du canal. Attention l'eau disponible à quai n'est pas potable. Si on vous demande de payer pour la nuit au port demandez à la personne son justificatif d'appartenance à la capitainerie, cela vous évitera de vous faire racketter. En face du port en regardant la rue commerçante, il y a un Internet café sur la droite. Station essence fermée le dimanche à deux cent mêtres ( sinon il vous faut faire 2 km pour trouver du gasoil il vaut mieux prendre un taxi car c'est loin et en hauteur)

Zea Marina :


Accueil sympathique par un personnel en zodiac qui parle français et qui fait en sorte de vous trouver une place. Malheureusement c'est une autre affaire en ce qui concerne la gestion de la marina. Le prix est exorbitant, non négociable et comme les yachts de milliardaires payent très cher ils se moquent des petits bateaux de plaisance. A fuir !!!!
Nous avons donc préféré partir et aller en face !!!

Marina Faliron :


Nous sommes allés nous installer gratuitement sur le quai extérieur de Faliron (coté Nord Est à gauche des bâtiments de guerre), très bien abrité ou il est possible de prendre de l'eau à coté de la station essence. A cinq cent mètre de là vous trouvez sur le grand boulevard El venizelou tous les commerces les lignes de bus et trolley pour vous rendre directement en centre ville. 200 mètres après le garage Citroën situé coté droit en remontant vers le centre, il y a un cyber café ouvert 24h/24 (1,60 euros/heure) A coté du night club « Mousses » il y a un petit shipchandler qui par très bien Français et qui se met en quatre pour vous rendre service et vous trouver ce qui vous manque ou voir si nécessaire pour des réparations.
Supermarché Lidl situé 300 mètres plus loin dans la rue perpendiculaire.

Kithnos ( Merikha) :


Pour éviter les remous créés par les ferries qui obstruent les trois quart du port, nous nous sommes amarrés à l'angle du quai sud et ouest. Aucun problème dans ce cas, car les autres bateaux vous protègent des remous. A l'angle la profondeur est inférieure à 2 mètres. Il y a de l'eau gratuite dans la petite cabane qui sert aux pêcheurs pour nettoyer leurs poissons. En ce qui concerne internet, vous pouvez vous connecter en wi-fi gratuit de votre bateau car il y a plusieurs réseaux non sécurisés disponibles.

Paros ( Paroikia) :


Le quai Nord réservé aux plaisanciers et sécurisé sauf pour les vents d'ouest. Nous avons pris un force 10 dans le port et il faut mieux dans ce cas aller mouiller en face dans la baie qui vous met à l'abri des vagues qui passent par-dessus le petit quai. Un gros corps mort placé au centre du port permet aux pêcheurs et plaisancier de s'amarrer en « toile d'araignée » lors de forts coups de vents, mais le port est alors fermé. S'il n'y a pas de ferry ou de petit cargo vous pouvez prendre une place provisoire à l'angle du quai du ferry devant le moulin à vent. Le bateau est alors complètement protégé, mais une seule place est disponible afin de ne pas gêner les petits cargos qui s'amarrent sur ce quai. En cas de vents d'ouest et de secteurs nord le mouillage sur ancre (à cul) à l'extérieur du quai nord est à déconseiller.
Sur le quai il y a sur une des caisses en bois qui enferment les compteurs d'eau le numéro de téléphone pour se faire livrer du gasoil et pour faire le plein d'eau ( 5 euros le plein environ selon le volume prit ).
Internet accessible gratuitement en wi-fi depuis le bateau (réseaux non sécurisés)

Paros (Naousis) :


Le quai intérieur Sud-est est intéressant car parfaitement protégé de tous les secteurs. Des bornes sont en cour d'installation (eau- électricité) mais pour le moment, on peut faire le plein d'eau en amenant le bateau au quai ouest pour profiter des bornes des pêcheurs. Quincaillerie bien achalandée et grande laverie automatique dans la rue en face la station essence qui est en haut de la ville coté Ouest. Excellent boucher vraiment pas cher, dans la même rue à coté d'un garagiste. Le super marché situé presque en face de la station service est moins cher que les petits « super market » qui sont situés en bas dans le village.

Port d'Ios :


Mouillage conseillé sur le quai nord en face le café cyclades. Présence d'une arrivée d'eau gratuite. Le petit super marché « 5 mapinomoyaoz » est sous enseigne carrefour et l'on y trouve les produits référencés par la marque. Aucun réseau wi-fi gratuit disponible
(un réseau payant est proposé à un tarif prohibitif par Actéon travel agency. Préférer les internet café en ville)

Santorin - Vlikadha :


Les mouillages « surs » devant Thira sont trop éloignés pour un trajet en annexe et ils sont minuscules : il vaut mieux aller au sud de l'île car les coups de vents se lèvent vite et il est impossible d'accoster et rester sur le quai de débarquement à cause du ressac intenable. Le port de Vlikadha permet un abri très sur afin de visiter en toute tranquillité l'île de Santorin Le meilleur abri est derrière le quai se situe coté Est juste à droite en entrant car il permet au bateau de ne pas taper sur le quai Nord lors des vents de Sud Est et d'être aussi bien abrité des vents de secteur ouest. De plus les laves qui flottent dans le port s'agglutinent souvent au Nord Ouest de « l'anneau » et peuvent entrer facilement dans le circuit de refroidissement si vous faites tourner les moteurs pour recharger les batteries : A EVITER AVANT D'AVOIR VERIFIE).
Il est donc préférable de s'amarrer sur l'un des deux quais Sud. L'eau est gratuite mais n'est pas (pour l'instant) branchée tous les jours. Les bornes électriques sont en cours de branchement. Si vous souhaitez louer une voiture vous pouvez vous adresser au restaurant Dimitris (la patronne est charmante et elle lave votre linge si vous lui demandez !!!) : Le coût est à ce jour de 25 euros par jour (Romani rent car). Si vous souhaitez vous connecter gratuitement à internet en wi-fi, il vous suffit de vous garer sur le parking de la pharmacie qui est située à la sortie Sud Est de Thira : Plusieurs réseaux non sécurisés disponibles. Sinon partout en ville des cyber café (Romani rent car ne fait pas payer sa connection internet à ses clients mais sa salle internet n'est pas toujours ouverte.
Un excellent shipchandler est situé avant d'entrée à Thira par l'entrée l'Est ( il est de bon conseil - aimable et parlant anglais et surtout très bien achalandé par rapport à celui qui est à coté de la pharmacie et qui ne parle pas un mot d'anglais)
De très bonnes Pittas (pas chère)à la sortie de Vlikadha en partant vers Thira juste à coté de la boulangerie.
Le bon tuyau pour les gourmands : Un très bon restaurant réservé aux habitants de Santorin : Galini ( Tel : 22860 32924 ) situé en bord de mer sur la route derrière l'aéroport. Impossible de finir les assiettes de calamars et poulpes !!!!

Poros ( Ile de Keffalonia ) :


Très bon abri dans le port ou le va et vient des ferry a créé un envasement important devant les pendilles de quai ( 2 mètres de fond maxi) Nuit payante maintenant suaf si vous allez vous amarrer sur le quai sud non terminé ( c'est trop loin pour le préposé !!!) Eau gratuite sur le quai. Essence au village ( 10 minutes à pied ) et de nombreuses épiceries. Nombreux café proposant internet gratuit ( nous avons capté dans le port un réseau non sécurisé ).

CRETE :

Rethimnon:


La nouvelle marina située à gauche en entrant dans le port et permet un abri total de tous les vents. Pontons flottants récents, bornes électriques et eau sans formalité administrative particulière si ce n'est d'aller payer soit même aux autorités avant de partir. Prix très raisonnable hors saison. N'essayez pas d'aller vous amarrer dans le port vénitien car il est très petit, bruyant, sans eau ni électricité : Aucun intérêt !!!!
On trouve de tout dans cette ville et si vous avez un problème mécanique ou autre, vous pouvez contacter en toute confiance Mr SIFIS (tel : 693 712 7451 et 283 105 5571) qui pourra résoudre vos problèmes (il a également un magasin de pêche-chasse et shipchandler dans la ville). Lui et son fils sont extrêmement sympathiques.
Internet juste en face la sortie du parking de la marina (agence de voyage) 3 euros de l'heure.
Laverie située derrière cette agence dans la rue parallèle au boulevard du front de mer (5 euros la machine de 5kg : linge lavé et séché). Nombreux journaux Français dans la librairie située sur la place des taxis en allant vers la vieille ville.

Heraklion :


Le port est immense dans sa première partie (réservée aux gros navires) mais une houle permanente dangereuse vous dissuade de vous mettre à quai (libres à tribord en pénétrant ). Difficile de trouver une place dans le port antique situé au fond, mais c'est le seul endroit ou vous pourrez rester en sécurité pour visiter la ville. Au fond un nouveau ponton (géré par un privé) a été installé : Essayez de trouver une place ou sinon sur tribord en entrant après la tour. Pas de wi-fi accessible dans le port, mais des cyber café proches dans le centre ville très agréable. Le splendide musée était fermé pour travaux et nous n'avons pu le visiter. La visite de Knossos est un bon palliatif. Nous n'avons pas aimé Heraklion, alors il est difficile de vous en faire la « promo ».

Spinalonga :


Tout au fond de la baie, l'adorable village et le minuscule petit port d'Elounda vous tendent les bras. Si vous ne pouvez y pénétrer, mouillez à coté car les fonds sont très faibles et la tenue est bonne. En cas de coup de vent vous pouvez aussi trouver un abri sur bâbord en entrant dans la baie (beaucoup de bateau de promenades vont s'y abriter). Le village est très agréable et les gens très accueillants. Le ponton situé tout au fond devant le restaurant ne peut convenir que pour un bateau ayant un tirant d'eau ne dépassant pas 1,30 mètre. C'est une halte très agréable pour quelques jours. Plusieurs Cyber café dans le village, de nombreux commerces intéressants. N'hésitez pas à allez visiter l'ancienne léproserie.

Ay Nikolaos :


La marina est un véritable havre de paix pour hiverner. Le personnel est au petit soin pour les clients et les tarifs sont des plus attractifs ( 10 euros par jour pour notre catamaran y compris eau et électricité et wi-fi gratuit )
Pour 5 euros vous avez accès à la laverie de la marina et faire autant de machine que vous souhaitez.
A la sortie de la marina vous avez les meilleures pizza au feu de bois de la ville (boutique en corner de vente à emporter)
Il est souhaitable de choisir une place en début de ponton coté ville car certains bout de pontons grincent fortement sous l'effet de la houle.

 

Rhodes :


Le port de MANDRAKI propose des tarifs très bas en hiver (5 euros jour). Malgré une houle présente dés que la mer est formée, y passer quelques jours (voir plus) est une solution intéressante car le climat est moins pluvieux que la côte Turque vers Marmaris. Inutile d'aller voir la marina en construction plus au sud car elle semble vouée à être un éternel chantier abandonné. Quelque soit la place que vous trouverez dans le port il faut savoir qu'une petite houle est quasiment omniprésente. Si vous mouillez une ancre, prenez la précaution de mettre un orin, cela pourra vous servir si votre ancre se bloque dans la chaine mère sous l'eau.
Mais pour le prix, on peut être tolérant même en ce qui concerne les douches dont les panneaux solaires n'ont pas un très bon rendement.
Pour profiter d'une connection wi-fi gratuite, il suffit de s'installer avec son portable à coté du Restaurant flottant et l'on a accès à plusieurs réseaux non sécurisés.
La meilleur boulangerie de la ville est située dans la troisième rue à droite en remontant la rue ou est située la station service à la sortie du port.
Deux shipchandler bien achalandés :
1/ Le long des remparts en fasse du départ des ferry.
2/ Au feu avant d'arriver au chantier marine

En cas de problèmes :
- Le Belge ( dieseliste et grand amateur de bière !!!! ) le demander à la marina ou au chantier marine
- Karl un allemand spécialisé en électricité et autres travaux généraux ( négocier le prix avant car l'homme profite du peu de concurrence locale )
- Et surtout un couple extraordinaire : Steve et Flavia qui construisent depuis 15 ans un grand Caïque au chantier (ils connaissent l'île et la région par cœur) vous les trouverez à l'entrée du chantier et l'été leur petit caïque de charter est dans le port de Mandraki ( Vikings)

Grand marché le mardi autour du stade (vous pouvez y aller à pied par la vieille ville)
Grand marché le Vendredi à coté du cimetière (plus loin au niveau de la marina en construction)
Ne pas manquer l'excellente boucherie située à coté de la sortie des remparts prés du stade, la propriétaire qui a vécue en Belgique parle très bien français.

Les meilleures « Pittas » de la ville sont vendues sur la petite place située juste au dessus de la station service (devanture jaune car ils emploient plusieurs chinois !!!!!)
Pour divertir les petits enfants : Jungle bar un mini Disney land avec bateau pirate etc... ( à coté de l'église le long du quai nord)



Suite des mouillages dans prochain article.

Par Jean-Jacques - Publié dans : Voyage - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Lundi 30 juin 2008
Nous tenons à remercier tous ceux qui directement ou indirectement ont participé à cette aventure.

Merci à Jacques DUSSOL :
Le PDG de la société MANTAGUA qui a équipé notre bateau et soutenu notre projet. Grace à lui et aux leds G4, nous avons pu faire de grosses économie d'énergie et aussi naviguer en toute sécurité avec les feux à leds « 3 milles nautiques ».


Merci à la Ste « COURRIER DU VOYAGEUR » pour son professionnalisme et sa gestion exemplaire du courrier


Merci à Christian CHAREE et VEGA VOILES pour la réalisation d'un superbe Genaker


Merci à Thierry BILLARD de Chez FOUNTAINE PAJOT pour ses conseils avisés.


Merci à la rédaction de « MULTICOQUES MAG » pour nous avoir suivi et édité depuis le début de notre projet.

Merci à mon ami Bruno pour tout le travail effectué sur le bateau, ses conseils et son soutien tout au long de notre voyage.


Merci aux " Plonplons " de nous avoir rejoints à deux reprises et aussi pour la nuit héroïque à Paros.


Merci à Mr OKAY qui à Gocek a été le seul à résoudre définitivement notre problème de réglage des injecteurs.


Merci à: « Monsieur M » du ponton C de Finike pour sa géniale invitation, à Pierre et Louisette, Michel et Jannick pour leur bonne humeur et leur valeurs humaines.


Un Gigantesque Merci à : Elie - Mia - Lubna - Mary et Stéphane du bateau « Lumiel » avec qui nous avons passé des moments extraordinaires durant les quelques mois passés à naviguer ensemble.


Un grand Merci à tous les amis proches et éloignés qui ont entretenu le lien par internet ou par téléphone.


Et aussi un Merci collectif à tous les gens fantastiques que nous avons rencontrés pendant ce voyage.

Par Jean-Jacques
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Lundi 30 juin 2008

Position exacte à 20h 15 : 43° 49'41.65 Latitude Nord - 4° 25'56.15 Longitude Est

Les deux mains rivés sur la barre à roue, Agnès à mes cotés pour cette étape ultime, nous progressions difficilement, ralentis par ce mistral aussi glacial en hiver que chaleureux en ce mois de Juin 2008.
L'énorme boule rouge orangée qui accompagne nos derniers milles se retire discrètement pour laisser place à la plus rassurante des nuits étoilées.

20h30 Position exacte au moment de l'impact : 43° 49'41.74 Latitude Nord - 4°25'56.04 Longitude Est.

Sous le choc Agnès et moi ouvrons de grands yeux incrédules. Comme Ulysse et son fidèle équipage, nous sommes irrémédiablement attirés vers les hauts fonds de l'île de la Retrouvaille.
Devenu aussi ingouvernable que le peuple français, nous n'avons pas d'autre solution que d'abandonner le navire et mettre pied à terre, au risque de croiser sur notre route les redoutables pirates qui festoient et font ripailles, bien à l'abri dans la célèbre crique du bois « sang-soif » , attendant patiemment de futures captures.
Les premières larmes glissent sur les joues de ma bien aimée. Comme pour se rassurer elle me prend la main. Quels horribles supplices l'attendent si nous sommes capturés ? Je n'ose y penser.
Guère plus rassuré, j'essaye en vain de cacher mon émotion en multipliant les gestes amicaux.

Face à nous, une trentaine de pirates réjouis de leur capture entament devant nous ce qui pourrait s'apparenter à une mystérieuse danse du scalp version grecque. Le piège vient de se refermer inexorablement sur nos frêles épaules. Je n'ose dire à ma compagne d'infortune ce que je viens d'apercevoir. Sur notre gauche, le bucher est déjà prêt. Rougi par la braise, un effrayant carcan métallique semble attendre nos tendres cuissots.

Agnès pleure à chaudes larmes incapable de contenir son émotion.
Pacôme , notre plus grand mousse, appétissant en diable, va surement finir la soirée dans une marmite, transformé en mousse à quoi mais en moussaka bien sur, pour le plus grand bonheur de cette bande d'assoiffés « morts de faim ».
Nous allons à n'en pas douter vivre un véritable cauchemar, la nuit de tous les dangers et de tous les sacrifices s'installe sous les regards complices du maître de cérémonie.

Moins funeste que le son du cor avant l'hallali et bien plus entrainant que le chant des sirènes, un sextet en tenue de cérémonie entame les premières notes d'un medley de la marche des condamnés et du chant des partisans.


Soudain, au son de cette douce mélopée, le brouillard cérébral qui nous immobilisait, se dissipe comme par enchantement. Les visages deviennent amicaux, familiers même.
Agnès peut arrêter ses « essuies glace » le pire semble maintenant derrière nous.
Pour ce qui va devenir le meilleur, les rires les plus complices nous font une haie d'honneur.
Ils sont tous là ou presque, les amis fidèles et infidèles qui n'ont pas osé nous suivre à bord de notre fragile esquif pour ce trop court et trop long périple.

Quelle joie pour nous de les voir tous réunis après tant de mois de séparation.
Ces instants privilégiés sont le bonheur et la jouissance discrète des marins de retour au bercail. Le plaisir égoïste et savoureux de serrer dans ses bras ceux qui ont, sans le savoir, occupé vos pensées les plus secrètes dans les moments difficiles.

Comment leur dire que les plus beaux paysages et les plus belles rencontres ne sont que peu de choses si l'on ne peut les partager entre amis.
La plus belle des traversées, nous l'avons effectué un soir du mois de juin 2008 entre Manduel et Rodilhan. La plus belle des escales nous y attendait sur l'île de la retrouvaille.

- Pour vivre heureux, vivons ensemble -


 

Par Jean-Jacques
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Dimanche 29 juin 2008
Au petit jour, un léger vent du nord pénètre dans la baie de Porto Cervo, il est temps de lever l'ancre afin de rejoindre au plus vite Bonifacio, ou nous prendrons la météo en faisant le plein de gasoil.


Sous le regard hautain des énormes yachts mouillés sur le quai sud, nous quittons, sans y avoir posé le pied, la Sardaigne et son port de milliardaires.

Sans que cela rallonge énormément notre route, nous choisissons de naviguer entre les îles qui protègent le nord de la Sardaigne.

Notre faible tirant d'eau nous permet de faire un dernier « rase cailloux » devant les fortifications qui défendaient en son temps ce chapelet d'îles.


La nature a sculpté au hasard des reliefs des formes évocatrices ou chacun peut laisser libre cour à son imagination.

Au milieu de cette immense baie naturelle, nous croisons de nombreuses navettes qui relient entre elles, les différentes îles. Bien abritée, elle constitue un bassin de navigation ou écoles de voiles et régatiers se retrouvent pour partager leur passion.


Après une traversée rapide et sans problème des «Bouches de Bonifacio, les gigantesques falaises, qui surplombent le superbe petit port corse, nous attendent pour une courte escale technique. Il nous faut prendre une météo plus récente car une dépression venant du nord est annoncée et je préfère vérifier les conditions de vent dans les prochaines heures. Nous devons également faire le plein de gasoil pour plus de sécurité.

Contrairement à ce que nous redoutions, les quais ne sont pas surchargés comme c'est le cas en été. Nous trouvons facilement une place pour faire le plein de nos jerrycans, mais les prévisions météo annonçant un changement de vent dans les vingt heures suivantes, nous préférons reprendre la mer immédiatement afin de profiter le plus longtemps possible du vent de Sud - Sud Ouest qui souffle à presque quinze nœuds.

A quelques milles des côtes, et pour ne pas déroger à la tradition, Pacôme va nous assurer le repas du soir.

C'est une sympathique petite bonite qui clôturera notre tableau de pêche durant ces mois de navigation.

En fin d'après midi le vent commence à tourner au Nord. Les conditions favorables que nous avions en quittant Bonifacio sont entrain de changer et il va falloir nous préparer à une remontée plus agitée que prévue. Le vent semble monter au même rythme que le soleil se voile et débute sa lente agonie de la journée.

La renverse de vent se produit plus tôt que prévue. En fin de journée, le vent est maintenant établi au Nord Ouest, la mer devient de plus en plus hachée sous l'effet de la renverse de vent. Vingt, puis vingt cinq pour finir par trente nœuds au « prés serré », la progression devient de plus en plus lente et difficile.


Les dix nœuds du départ ont fait place à une vitesse moyenne de six nœuds et j'ai de plus en plus de mal à relancer le bateau qui dans cette succession de vagues courtes peine à reprendre sa vitesse de croisière
.
Quelques rafales à trente cinq nœuds vont nous faire comprendre qu'il nous serra difficile de rejoindre directement Port Saint Louis du Rhône. A seulement 30 degrés du vent, il nous est impossible de conjuguer cap et vitesse et nous préférons abattre de quelques degrés pour retrouver un relatif confort de navigation.


Fourbus et un peu déçus d'être obliger de faire escale dans la rade de Toulon, nous allons nous abriter pour la nuit dans le port de Saint - Mandrier.
Nous y laisserons le bateau quelques jours sous la surveillance du très sympathique personnel de la capitainerie. Drôle de port que celui-ci !!! Les pontons, aussi vétustes et rouillés que les navires de guerres qui croupissent à l'entrée, menacent de s'écrouler. Ils doivent tous être remplacés dans les années à venir ( la CCI qui gère le port ne semble pas très pressée), l'accès étant pour la forme condamné par de ridicules petits grillages. Vous pouvez donc vous amarrer sous votre propre responsabilité à un quai dépourvu d'eau et d'électricité, qui selon le personnel et susceptible de s'écrouler d'un jour à l'autre. Malgré les risques encourus et l'absence de commodités, la CCI vous fait quand même payer ( avec une réduction de 20% pour vous faire avaler la pilule) cinquante euros pour la nuit. On est loin des prestations et du confort des marinas Turques. Plus aucun doute on est de retour en France.

Quelques jours plus tard, nous retournerons chercher le bateau à St Mandrier pour une courte navigation jusqu'à la nouvelle résident d'été d'Umiak : Le port à sec de Navy Service.

Ici les multicoques sont sortis de l'eau avec une remorque pourvus de vérins hydrauliques.

Tirés par un puissant tracteur une fois installé sur la remorque, la manœuvre se fait tout en douceur.

Un court trajet sur le goudron..............


Et Umiak se retrouve les quilles au sec pour un nettoyage en profondeur en attendant son futur propriétaire.


                                         

Par Jean-Jacques
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Samedi 14 juin 2008

Malgré l'envie qui nous incite à rester pour profiter quelques temps de l'agréable petit village, la raison elle, nous commande de quitter Lipari pour entamer au plus vite notre remonter vers Porto Cervo situé au nord est de la Sardaigne à quelques milles des îles Lavezzi et des célèbres et souvent « remuantes » Bouches de Bonifacio. Le vent qui doit tourner dans la nuit nous est pour le moment favorable et le contour de l'île s'effectue sous voiles au plus prés de la côte la plus sauvage de l'île.


Depuis quelques années, des fermes aquatiques ont été installées afin de ne pas trop puiser sur les stocks naturels d'une zone réputée très poissonneuse.


Un peu plus au nord, ce qui pourrait passer pour un superbe glacier alpin ou la réserve nationale de crème glacée, n'est en réalité, qu'une carrière de craie à ciel ouvert.
Son exploitation semble arrêtée depuis bien longtemps. Abandonnée aux assauts répétés des vents ravageurs (qui ne sont pas qu'une légende dans les îles éoliennes) les énormes bâtiments de béton gris, donnent l'impression d'une petite ville fantôme.

La végétation sur Lipari, comme sur les autres îles formant l'archipel des Eoliennes, est soumise à rude épreuve. Ne peuvent donc s'y développer et subsister que les espèces les plus résistantes. Véritable « Triangle du vent », les récits de naufrages sont nombreux et la soudaineté des coups de vents n'est pas une légende, même si l'Odyssée y relate les difficultés de navigation rencontrées par Ulysse dans cette région.

Autant nous avions souffert lors du très fort coup de vent que nous avions essuyé lors de notre remonté vers Stromboli au mois d'Octobre, autant ce début de navigation dans le fameux triangle, s'annonce sous les hospices les plus favorables.

Au large de l'île de Salina un nombre impressionnant de filets nous obligent à une attention de tous les instants. Mais quelques minutes de relâchement et la sanction tombe immédiatement !!!! Le sifflement strident d'un de nos moulinets nous fait croire dans un premier temps à une belle prise. Mais c'est bien nous qui en réalité venons d'être « ferrés ». L'un des deux rapalas vient de s'accrocher à une paire de ridicules ballons en plastic qui signale à minima la présence de filets. Cette fois ci, hors de question d'abandonner le rapalas qui nous a si souvent rempli le congélateur. Demi tour avant que la bobine de fil ne se vide complètement et après quelques contorsions de mes équipiers pour remonter les fielleux ballons, nous récupérons notre leurre le plus capé du voyage.

En début de soirée, nous croiserons un petit chalutier entrain de remonter discrètement des filets dérivants, il foncera sur nous à plusieurs reprises, décrivant des cercles incompréhensibles avant que finissions par constater que personne n'était à la barre du navire, trop occupés à ramener à bord ce dangereux piège de nylon tant pour les poissons que pour les quilles et hélices des navires qui ont la malchance de s'y fourvoyer. Monsieur « M » du célèbre ponton C de Finike en a fait la cruelle expérience en Italie, lorsqu'en pleine nuit il s'est retrouvé pris au piège et paralysé par un filet du même type.


Nous progressons lentement vers le soleil couchant, le vent semble s'être mis en disponibilité au moins pour la nuit, preuve s'il en est une que le droit de grève dans le service public n'est pas une exclusivité Française. Malgré les nuages annonciateurs d'une prochaine renverse de vent, nous attendrons en vain aussi dépités que les banlieusards sur un quai de gare en de pareilles circonstances.

Pour conserver notre moyenne, nous allons utiliser à tour de rôles nos moteurs et c'est en compagnie d'un impressionnant festival lumineux derrière le bateau (le Nikon n'arrivera malheureusement pas à en capturer sa lumière) que nous passerons une bonne partie de la nuit. Avant d'y avoir regardé de plus prés, nous pensions qu'il s'agissait de la fluorescence du plancton qui illuminait le sillage d'Umiak.
En réalité il s'agit de bancs de méduses qui brassés par les hélices provoquent ces tourbillons lumineux.

Comme à l'habitude, j'ai pris le dernier quart de la nuit, je peux ainsi profiter de chaque lever de soleil pendant que le reste de la troupe dort sagement sous la couette. Accompagné le plus souvent du seul bruit des vagues sur les coques, j'adore être le témoin solitaire et combien privilégié de cette renaissance qui semble immuable et éternelle. J'adore ce très furtif instant ou cette énorme goûte rougeoyante se détache en une fraction de seconde de l'horizon pour y prendre son envol quotidien.

Cette journée, ou le vent brille encore par son absence, commence de la façon la plus agréable qui soit.
Un petit banc de marsouins fonce droit sur le bateau et me voila, le temps pour moi d'aller chercher mon appareil photo, au milieu de la cour de récréation de ces superbes animaux aussi joueurs qu'une bande de collégiens après un cours de mathématiques.
Semblant boutés hors de l'eau par des catapultes invisibles, certain réussissent à se projeter en l'air sur plusieurs mètres de distance.


Pas avares de prouesses techniques, ils me gratifieront des plus belles figures de style, prenant un plaisir évident à sauter hors de l'eau mais aussi à venir se frotter de temps en temps aux étraves d'Umiak Mantagua.

Même si la chorégraphie est encore perfectible, c'est sous mes encouragements nourris, qu'ils vont m'accompagner pendant une bonne partie de la matinée. Le plus souvent, dauphins ou marsouins ne restent que quelques minutes à jouer avec la coque des navires. Est-ce parce qu'il s'agit d'un multicoque que nous avons droit à programme spécial ?


En guise de bouquet final, c'est dans un parfait salto d'adieu que l'escadrille va prendre congé, me laissant pour seul souvenir les images de ces instants dont on ne se lasse jamais.

Les deux jours de traversée qui vont suivre vont être placés sous le signe des rencontres avec le monde animal marin. Sans l'avoir volontairement cherché, nous naviguons dans le couloir qu'empruntent les tortues à cette époque de migration.

Le vent étant toujours aux abonnés absents, la surface de l'eau bien plus calme nous permet de repérer de loin ces grosses taches marrons qui en se rapprochant s'avèrent être d'énormes carapaces (habitées pour une fois), nageant nonchalamment au gré du courant, se contentant de quelques brasses de temps à autre pour suivre le sens des vagues.

 

Toute la journée sera un défilé permanent de tortues de toutes les tailles que nous croiserons en faisant bien attention de ne pas trop nous rapprocher.


Les plus petites, étrangement plus farouches, plongent immédiatement lorsque nous entrons dans leur champ de vision ou de détection. Il nous sera presque impossible de les prendre en photos.
Les plus grosses quand à elles, font mine de nous ignorer et restent en surface, sans se rendre compte de leur vulnérabilité. L'une d'entre elle nous laissera entrevoir de profondes blessures sur sa carapace.


Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, nos amis les marsouins vont nous rejoindre pour fêter ensemble ce magnifique coucher de soleil. Irradié par des reflets d'or, l'horizon nous offre le plus somptueux décor pour cette pièce en acte unique sans dialogue, avec nous pour seuls spectateurs.


Les images se passent de commentaire !!!!


Dernier jour avant d'arriver au nord de la Sardaigne. Le vent est toujours aussi peu pressé de nous rejoindre et il me faut déployer toutes mess ruses d'ancien régatier pour aller traquer la moindre risée, synonymes que quelques nœuds supplémentaires.


Peu intéressé par ce jeu du chat et de la souris, Baptiste préfère rejoindre son hamac préféré à l'avant du bateau et s'abandonner au délice du farniente et de la pose « Chips ».


Pour changer un peu Pacôme a les yeux rivés sur son ordinateur. Depuis quelques jours il s'est (sur le tard) découvert une envie d'écrire son journal de bord. Quelque chose me dit que ce n'est pas innocent et que seul quelques privilégiés en auront la primeur.


L'heure de l'apéritif étant devenu un moment sacré à bord. Je m'installe moi aussi à l'avant du bateau pour déguster un excellent Pastis en regardant passer la colonie de tortues. La voile est un sport bien fatiguant et le 51 constitue un bien agréable remontant. Et prenant à contre-pied le célèbre proverbe, je m'enivre avec joie et sans modération du plus beau des flacons que nous offre ce merveilleux théâtre vivant.

C'est en milieu d'après midi que les premiers remous à la surface de l'eau ont attiré notre attention. Insolites et surtout inconnu au catalogue des tourbillons.
A quelques centaines de mètres d'Umiak, semble roder de curieuses créatures.
Est-ce une réplique locale de Scylla monstre hideux à douze pieds et six cous qui vivait dans une grotte des falaises sud du détroit de Messine et aspirait les imprudents qui naviguaient trop prés de la côte ?

Les tourbillons se rapprochent, disparaissent, réapparaissent tantôt à droite, tantôt à gauche Est ce l'origine du son nom de baptême qui attirera tout naturellement prés de nous ce que nous identifierons bien vite comme des baleines ? Nous n'obtiendrons aucune réponse à ce sujet !!!!

Un premier spécimen va rôder autour du bateau pendant de longues minutes. Bien décidé à rester à bonne distance et tenter de lui montrer notre absence totale d'animosité, je n'hésite pas un instant à infléchir notre route dés que l'animal se rapproche un peu trop.

Etrangement, alors que nous faisons route au nord et que le trajet supposé de notre produit cosmétique ambulant doit être vers le sud, nous restons perplexe de la voir rester aux abords d'Umiak.
Le soleil même voilé et l'absence de vent contribuent à rendre l'atmosphère lourde et pesante.
Au rayon soins du corps, un deuxième congénère vient jouer les brumisateurs « modèle familial grand luxe » et nous propose à plusieurs reprises quelques échantillons de vapeur aux relents d'haleine fraîche.

Voyant notre peu d'intérêt pour sa collection personnelle, elle finit par replonger et disparaître définitivement.


Mais là ne s'arrête pas l'épisode baleines pour la journée.
Nous arrive par tribord une impressionnante "île flottante", qui bien informée des lois de la navigation entend bien faire respecter la première règle des priorités.
Comment et pourquoi refuser un tribord à une baleine ?
Ce serait un acte de pure folie. Je stoppe donc quasiment les moteurs pour la laisser passer devant nos étraves et nos moustaches peux rassurées.

Pour bien nous montrer sa supériorité, l'énorme animal reste bien visible en surface:  Le temps pour lui d'expédier cette passe d'arme avec un adversaire aussi peu vindicatif.


Sur de sa victoire incontestable et totalement incontestée de notre part, il nous salue d'une dernière figure avant de continuer sa route comme si de rien n'était.


Nous qui étions un peu frustrés de ne pas avoir vu de baleines durant tout notre voyage, voila qu'en une seule journée un inespéré trio venait nous offrir le plus beau des cadeaux de la journée.

Rassasiés d'images, nous pouvons rejoindre Porto Cervo et ses yachts de milliardaires le cœur et les yeux remplis d'images inoubliables.

C'est au beau milieu de la nuit que nous pénétrons dans la baie de Porto Cervo. Sur notre gauche la taille des bateaux est presque indécente. La dernière fois que nous sommes allés dans la marina, le portefeuille en a prit un sérieux coup au moral, il est donc hors de question d'aller y gaspiller nos précieux euros. Une zone de mouillage gratuite nous attend à l'entrée nord, et comme trois autres bateaux battants pavillon Français et quelques anglais, nous y jetons l'ancre pour quelques heures de repos bien mérités.

Demain, dernière grande étape pour retrouver notre port d'attache : La remontée de Porto Cervo jusqu'à Port Saint Louis du Rhône.

 

Par Jean-Jacques - Publié dans : Voyage - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Samedi 14 juin 2008
De Poros à Lipari :

Nous quittons Poros en faisant le tour de la magnifique île de Keffalonia pour aller chercher au large les vents portants annoncés par la météo. La première nuit de navigation sera très calme, rythmée par les intermèdes « cinéma » ( merci Pacôme d'avoir emporté ta mallettes de 3000 films dvd et divix) et les rotations de quarts que nous effectuons toutes les deux heures et demi.

Le journée suivante de navigation est assez monotone, le vent est très irrégulier, ce qui ralenti notre moyenne et nous oblige de temps en temps à nous appuyer au moteur. Nous avons hâte d'apercevoir les côtes italiennes.

Un petit intermède bien sympathique va troubler pendant une petite heure le calme à bord. Fatiguées d'avoir à lutter contre le vent si loin des côtes, deux hirondelles ont décidé de faire une pose sur notre bateau. Après de nombreuses hésitations l'une d'elle finira même par venir l'intérieur de notre carré.


Lorsque nous sommes en vue des côtes de la Calabre, le vient de forcir et comme il est de secteur nord est, c'est à plus de neuf nœuds que nous approchons du port de Reggio di Calabria.

Nous arrivons de nuit est essayons en vain de trouver une place dans le minuscule port de plaisance qui jouxte le quai des ferrys. Comme personne ne vient nous demander ni proposer quoi que ce soit, nous nous amarrons pour la nuit contre le quai de la station service. Au moins nous serons sur place pour faire le plein demain matin. Il ne faut que quelques minutes à tout l'équipage pour plonger dans un profond sommeil bien mérité.


Vers sept heures du matin quelqu'un tape sur la coque d'umiak. Agnès est la plus prompte à sortir et se retrouve en face de plusieurs carabinieris qui lui indiquent avec courtoisie mais fermeté que nous ne pourrons rester à cette place pour la matinée.
Après quelques minutes d'explications, nous sommes autorisés à rester là, le temps pour nous de faire le plein de gasoil avant de prendre la direction du détroit.

Agnès trouve sur la table du cockpit la carte de visite du légendaire Saverio chauffeur de taxi de son état, qui comme le souligne Rod Heikell est une figure de Reggio. Sur sa carte de visite, il propose une multitude de services aux plaisanciers est semble à même de solutionner toutes vos demandes. Comme il vit depuis plus de vingt ans dans cette ville, considérée encore aujourd'hui comme l'un des principaux centre de recrutement de la Cosa Nostra, il est bien évidement bien placé pour connaître une multitude de combines pour vous fournir tout ce dont vous auriez besoin.

 

La ville de Reggio n'est pas très belle. Détruite à la fois par les tremblements de terre et les bombardements de la dernière guerre, elle a été reconstruite sans gros efforts pour en dégager une architecture homogène. Les immeubles sont parait-il « antisismiques », en est-il de même pour les viaducs ?

De l'autre côté à seulement quelques milles de distance, la Sicile et son légendaire port de Messine lui fait face. Un impressionnant chassé croisé à lieu à toutes heures du jour et de la nuit entre les navettes et petits ferrys qui font la liaisons entre les deux rives. Dans cet étroit passage bien encombré par le chenal montant est descendant réservé au trafic des navires marchands, il faut tant bien que mal arriver à faire la route la plus directe possible sans trop se rapprocher des rives car les courants et remous y sont très forts.


Le Passage du détroit :


Passer le détroit de Messina effraie toujours un peu le plaisancier qui a un tant soit peu lu Homère. En fait, un bateau de plaisance d'une dizaine de mètres n'a guère à craindre des effets du courant (essentiellement : tourbillons) pour peu qu'il évite de circuler à proximité immédiate des rives.
En revanche, il faudra se méfier du trafic transversal du continent vers Messina et vice-versa, extrêmement dense et du "vent du détroit" ("vento dello stretto"), qui souffle au moins 80% du temps à 25 noeuds et plus.
Ce vent est systématiquement de secteur N et suit les rives. Il prend naissance un peu au S du Capo Pelloro (extrêmité N du détroit), s'atténue régulièrement en direction du S à partir de l'extrêmité S du détroit (à la hauteur de Capo dell'Armi). Vers l'Est, il disparaît brutalement à peu près à la hauteur de Saline Joniche. Ce vent est particulièrement utile lors de la descente(N/S), car il est portant et la mer est peu levée (fetch de l'ordre de 15 milles). Il permet dans une certaine mesure de contrarier l'effet du courant au S de Messina pour un bateau qui passerait du N au S contre le courant (par 25 ou 30 nds de vent, le "montante" -courant S/N- est souvent inversé au S de Messina et ne devient sensible qu'au N de cette ville). Pour un passage S/N, en revanche, il souffle plein debout, oblige à tirer de nombreux bords (danger du trafic transverse) et masque le bénéfice du courant au Sud de Messina. Le passage du détroit du S vers le N n'est presque jamais une partie de plaisir et on en ressort la plupart du temps parfaitement humide.

Ce matin le vent est quasiment nul et seul le courant et les premiers tourbillons vont aiguiser notre vigilance.


Pour connaître les heures de marées, le plus simple est de prendre contact avec la "compamare Messina" (autorité maritime) pour connaître les heures de courant maximum N/S ("scendente") ou S/N ("montante") Ces heures sont données à la hauteur de Messina et il faut tenir compte du temps nécessaire pour atteindre ce point. On peut également demander l'heure des étales ("stanca") également donnée à la hauteur de Messina.

N'étant pas décidés à attendre l'étal, nous avons pris l'option plein centre du détroit et nous pourrons constater jusqu'à six nœuds de courant « nord-sud » au plus fort de notre remontée.


Nous n'aurons à nous mettre sous la dent que les maigres tourbillons de cette matinée bien calme dans cet endroit qui terrifia tant de navigateurs. Aujourd'hui le détroit le glace plus le cœur des marins, il est fort possible que les courants et tourbillons de l'époque aient été plus dangereux. Un énorme tourbillon existait réellement devant la ville de Scilla et c'est à l'occasion d'un tremblement de terre en 1783 que la topographie des lieux a été considérablement modifiée rendant le passage beaucoup moins dangereux.


Depuis l'antiquité le détroit de Messine est considéré comme un haut lieu de pêche à l'espadon.
Ce dernier dort en surface et depuis des générations, les pêcheurs locaux ont adapté leurs embarcations à la technique de pêche si particulière.

Comme les espadons passent très régulièrement dans le détroit au cours de leurs migrations, les embarcations ont été modifiées pour qu'un vigile puisse les apercevoir de loin.

Les anciens bateaux de pêche à l'espadon avaient un mat pouvant atteindre les trente mètres de haut. Une vigie installée au sommet signalait la présence du poisson aux rameurs qui se dirigeaient aux ordres. Tout à l'avant un harponneur attendait d'être à proximité de l'animal pour jouer en moins risqué le rôle du « harponneur- baleinier ».

Les bateaux actuels sont munis d'un grand mat métallique semblable à une grande antenne, haubanée de toute part. Un immense « bout dehors » bien plus long que l'embarcation elle-même et pouvant atteindre presque vingt mètres, permet au harponneur d'être très en avant de l'étrave du bateau.


Comme l'espadon dort en surface, les bateaux peuvent s'en approcher et l'homme de proue exercer sa dextérité et sa précision. Cette pêche ne se pratique que par temps calme, car on voit mal un tel bateau résister à de mauvaises conditions de mer.


Moins compliqué mais semble-t-il tout aussi efficace, un pêcheur et son fils ont préféré la méthode traditionnelle de pêche à la traîne. Le résultat semble les satisfaire, et il nous proposerons même du poisson. Mais comme de notre côté notre congélateur est encore plein de thon, nous déclinerons l'offre.

C'est en passant devant Capo Peloro que notre regard va être attiré par une grande bande de mer frémissante, bien plus foncée et ou des vagues semblent se former.


Nous constatons que tous les bateaux font le tour et ne traversent pas cette zone. A l'exception des plus gros comme ce paquebot dont les centaines de passagers vont en quelques minutes réussir l'exploit de photographier des milliers de fois le même tourbillons.


Pas très accueillante, nous contournerons nous aussi cette zone pour sortir du détroit et repasser devant les hauts fonds du cap Peloro. Confortablement installée sur la plage de sable fin, un couple d'amoureux se délecte du spectacle. Nous voyons peu à peu s'éloigner le mythique détroit si clément en cette douce matinée du mois de juin.

Il nous faut presque une demie journée de navigation à la voile pour rejoindre Lipari. Le soleil s'apprète à disparaître derrière l'île de Salina lorsque nous approchons de la baie et de la marina Pignataro ou nous avons déjà fait relâche lors de notre premier passage dans les Eoliennes.

Le lendemain matin nous retrouvons comme nous l'avions laissée il y a quelques mois la marina et la charmante petite ville coincée entre les baies de Lunga et Corta,ou vivent la majeure partie des habitants de l'île.


Comme nous sommes arrivés de nuit et que personne n'est venu nous demander quoi que ce soit, nous aurons gagné une nuit gratuite dans la marina ou le ressac continuel rend obligatoire la pose d'amortisseur d'amarres.


Etape des routes commerciales de l'époque, l'île a très vite été habitée et les nombreuses fouilles entreprises ont mis à jours de nombreuses ruines et vestiges témoignant du passage de l'homme depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. Vers 3000 ans avant JC les premiers colons venant du proche orient s'établirent sur l'île et firent le commerce des roches obsidiennes récupérées sur ces îles volcaniques.

Dans le vieux quartier fortifié, le musée archéologique présente des pièces uniques et une splendide collections amphores. Non loin de là le quai des Ferry et navettes rapides déverse à flot régulier touristes, mais aussi les autochtones allant ou revenant du travail.


L'eau étant un très gros problème sur l'île, un bateau citerne vient régulièrement remplir les réservoirs et cuves de stockage. La chasse au gaspi devient la règle d'or sur l'île.

Sur la plage de sable noir et de roches volcaniques, les barques de pêcheurs attendent patiemment le signal du départ, sous le regard protecteur de la petite église dont les cloches vont nous réveiller de charmante manière.


Devant le ponton, majestueuse au milieu des maisons de pêcheurs, une très belle maison de maître attire notre attention. Transformée maintenant en maison d'hôtes, pour le plus grand bonheur des vacanciers un tantinet fortunés.


Encore plus chic et cher, contrastant avec la simplicité du décor environnant, le yacht « Oasis » fait une arrivée remarquée devant le minuscule ponton flottant.


Nullement tenté par ce palace flottant une mouette arpente les pontons à la recherche d'un embarquement ou d'une maigre pitance.

Tel un porte avion, notre ponton semble servir de train d'atterrissage à ses congénères, tandis que du haut de sa tourelle improvisée le « commandant » surveille la manœuvre.


De notre côté, le terrain de jeu est plutôt orienté football. Comme Baptiste doit réaliser pour le Cned un devoir d'art plastique dans lequel il doit imaginer un projet monumental, l'idée lui vient de réaliser son petit « Waterworld » Un peu comme dans la cité flottante du film de Kevin Cosner, il imagine un immense stade flottant sur les mers. Notre mini baby-foot acheté à Istanbul va ici trouver toute son utilité. Il colle par-dessous des bouts de mousses découpés sur la « frite » que nous avons récupérée dans un mouillage de Gocek, et me voila entrain de jouer les paparazzis sur le carré du Lavezzi pour photographier ce délire collectif.


Nous avons fait la connaissance de Fabio, skipper professionnel de la mythique école de voile de Caprera, réplique italienne de nos célèbres et vénérables « glénans ». Il a embarqué, à bord de l'un des  First 40 de la base, six élèves qui doivent sous ses ordres indiscutables et indiscutés rejoindre après quinze jours de navigations, la ville de Brindisi en mer Adriatique. A l'occasion d'un cordial apéritif sur notre bateau ou nous goûterons plusieurs vins blancs italiens, les « bizuts » vont nous poser un nombre incroyable de questions sur notre voyage. Ils sont impressionnés par notre trajet et le nombre de pays et îles visités.


En fin de soirée nous ferons Fabio et moi un cours de météo aux futurs navigateurs. Comme nous avons pu récupérer les météo sur internet, ils pourront voir ce qui les attends après le passage du détroit prévu pour le lendemain.


Après le départ de Fabio, nous décidons de changer de marina. Comme notre départ n'est prévu que pour le lendemain soir, nous déménageons pour aller passer la journée et la nuit sur le ponton flottant de « Porto Salvo ». Ici plusieurs familles se disputent la concession des quelques pontons aménagés en face leur lieu d'habitation. Chaque exploitant rivalise de gestes et d'appels à chaque arrivée d'un nouveau bateau espérant « piquer » le client à son voisin ami et concurrent.


Encore plus sensible au ressac que Pignataro, mais tellement plus agréable car située presque devant la ville et son quartier commerçant, nous ne regrettons pas d'avoir voulu essayer « Porto Salvo ». Moins chère et plus pratique pour faire les courses, il faut cependant savoir que l'arrivée des ferrys secoue les bateaux encore plus forts que dans la grande marina.

L'après midi sera consacré aux courses dans le grand supermarché de la ville.

Pour quitter en beauté ce merveilleux archipel, nous allons déguster d'excellentes Pizzas en regardant un match de la Coupe d'Europe de football.

Notre départ est prévu le lendemain en début d'après midi. Nous allons attaquer la plus longue traversée du voyage : Lipari - Porto Cervo en Sardaigne longue de trois cent mille nautiques.

 

Par Jean-Jacques - Publié dans : Voyage - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Dimanche 8 juin 2008

Départ de Marmaris
En remontant de Gocek nous avons fait une halte à Marmaris simplement pour accomplir les formalités douanières de sortie de territoire. Nous aurions pu effectuer les formalités à Fethiye mais il est de notoriété presque publique que les fonctionnaires de la ville ont le coup de tampon plutôt lent. Grâce à l'association Nokta, nous avons pu obtenir les papiers de sortie du bateau et de l'équipage en un temps record (à peine une heure), et en fin d'après midi deux options s'offrent à nous : Passer une nuit confortable à « Yacht Marina » puisque nous bénéficions d'un forfait au mois ou, comme la météo nous y incite, repartir sans attendre pour entamer notre remonter vers la France. Les fichiers météo récupérés sur internet à l'aide de notre antenne wi-fi que Pacôme a installée en haut du mat, montre que la fenêtre météo favorable avec des vents du sud est relativement courte. Il est donc préférable de ne pas attendre et après avoir fait un dernier plein de gasoil au tarif exorbitant de presque un euro quarante, nous quittons la baie de Marmaris et la Turquie que nous avons adoré.


La remontée jusqu'à Rhodes se fait avec des vents extrêmement changeants : situation habituelle dans cette cuvette ou les montagnes créent des couloirs de vents tourbillonnants. La navigation à la voile au « raz des cailloux » est à proscrire si vous êtes pressés. Notre route passant plus au large, nous ne serons pas trop gênés.

Au fur et à mesure que les heures passent, Agnès voit s'éloigner les derniers repères visuels qui la rassurent. Elle a une sainte horreur de ne plus voir la terre et naviguer avec les côtes en vue, même par gros temps, lui donne un sentiment bien illusoire de sécurité, même si l'on sait que les problèmes arrivent le plus souvent prés des côtes. Elle a définitivement adopté l'idée qu'il sera toujours plus aisé d'y trouver refuge .Mais on ne peut rien contre l'irrationnel et au fur et à mesure que s'éloigne la dernière partie visible de terre ottomane, son visage devient un peu plus anxieux. Comme pour se rassurer elle pose sans cesse les mêmes questions qui ont le don d'agacer au plus haut point Pacôme qui il est vrai n'est pas un critère de tolérance. Bien évidement elle n'obtient jamais la réponse escomptée.

Ce soir et certainement toute la nuit, le vent va souffler car nous avons choisi de partir au milieu de la dépression afin de toucher du vent portant jusqu'à Corinthe. Mais qui dit dépression dit vent, et qui dit vent dans les cyclades, dit aussi vagues. Le parfait cocktail pour justifier l'usage de la boite de pilules « mer calme ».
Au large de Simi, les premières rafales de vent d'Ouest - Nord Ouest sont les signes annonciateurs d'une très longue nuit pour elle.

Le couloir de vent du Dodécanèse est fidèle à sa tradition lorsqu'il s'agit de faire route au Nord, mais cette fois ci nous pouvons remonter au « prés débridé » et affronter en biais les vagues qui vont très vite atteindre les quatre à cinq mètres. C'est sous grand voile avec deux ris et le génois enroulé à cinquante pour cent que nous allons affronter les trente cinq nœuds de vent établi. Ce n'est pas la force du vent qui est gênante mais la très courte distance entre chaque vague.
Les étraves d'Umiak montent au sommet des vagues puis plongent avec détermination dans ces masses d'eau qui nous arrivent avec la régularité des directs de la grande époque de Mohamed Ali. La partie de Yoyo a commencé au grand dam d'Agnès qui préfère se retirer dans ses appartements pour se confier au tout puissant.

Le plus souvent par « lot de trois », la première vague est escaladée en douceur.........


Puis vient l'instant de la redescente..........


Pressé d'en finir avec cet adversaire insaisissable, Umiak choisi de passer au travers de la deuxième vague.


Bien callé à la barre, je prends un plaisir fou à positionner au mieux les deux étraves de notre Lavezzi 40. Dans ces conditions de navigation, il est hors de question de confier le bateau au pilote automatique qui réagit trop tard pour procurer un relatif confort à l'intérieur du bateau.

A l'intérieur du carré, le spectacle est impressionnant. C'est l'avantage du catamaran !!!!! Vous avez la primeur de ce que vous allez prendre sur la figure.
La vision en cinémascope des centaines de litres d'eau qui viennent rincer les grands « pares brise » de notre catamaran, est une attraction digne des meilleurs parcs à thèmes.


Et lorsque les plus grosses vagues décident de vous priver du spectacle voila ce que vous pouvez voir en vous trouvant bien à l'abri dans le carré. Amusant non ??


Quelquefois, même un essuie glace d'Airbus A340 n'y suffirait pas !!!

Au petit matin le vent a décidé de nous donner un peu de répit. Après six mois de pérégrinations hors de Grèce, nous retrouvons avec plaisir la beauté des lever de soleil sur les cyclades.


Après avoir soufflé jusqu'à presque quarante nœuds dans la nuit, Eole s'est lui aussi accordé un break pour la matinée en nous offrant le spectacle des premières îles grecques drapées dans un voile matinal aussi rose que diaphane.


Les chalutiers profitent de ce calme « Olympien » pour nettoyer leurs filets.


A la surface de l'eau les mouettes semblent faire du patin à glace en attendant le premier service qui ne va pas tarder à s'échapper des filets.


Nous nous étions habitués depuis de long mois à une végétation luxuriante et boisée dans les criques turques, à tel point que nous en avions presque oublié l'aridité sauvage des petites îles des cyclades. Dans ce couloir de vent où le Melthem décourage la plus part des espèces végétales, seule les plantes et arbustes les plus résistants parviennent à se hisser à la hauteur du museau des moutons et des chèvres qui n'ont pas le même régime que les bien heureuses mouettes.

Au fur et à mesure de notre progression vers le nord, de nombreuses îles inhabitées nous obligent à slalomer pour trouver la route la plus directe possible vers Corinthe. La clarté de la roche contraste avec le bleu profond de la mer qui est en ce début de matinée à plus de 22 degrés.

Fatiguée de sa longue nuit de prières et de « je vous salue marie » Agnès s'est endormie profondément sous la couette. Inconsciemment ou non, la proximité des îles doit avoir un effet positif sur son sommeil.


En fin de journée un très bon gag va nous occuper un moment. L'une de nos deux cannes se met à siffler, sonnant comme à l'accoutumé le branle bas de combat sur le bateau. Je me précipite sur la canne le temps de la donner à Baptiste pour qu'il remonte le sympathique invité qui semble avoir apprécié notre nouveau rapalas acheté à Marmaris ( il a bien fallu remplacer celui que les stupides douaniers de Kalkan nous avaient sectionné en venant roder en zodiac autour de notre bateau).
Après quelques tentatives, Baptiste déclare forfait et je reprends la canne pour tenter de remonter l'animal. Pacôme nous a rejoint, lorsque la deuxième canne se met à siffler de la même manière. Génial nous sommes tombés sur un banc de poissons et vu la tension de la canne et les efforts que je dois fournir pour mouliner, ce ne doit pas être un banc de sardines.
Dans un duo parfaitement rodé le père le fils et les deux saints d'esprit se préparent à accueillir de nouveaux invités.


Agnès au Nikon, Baptiste aux commandes moteurs, nous moulinons de concert pour au final s'apercevoir que le goulu animal qui n'est autre qu'un superbe thon rouge s'est mis dans l'idée de goûter nos deux rapalas.
Manœuvre tout à fait nouvelle pour nous que de remonter chacun de son coté le même poisson et faisant bien attention de ne pas « casser » et laisser partir notre futur carpaccio. Après quelques longues minutes de combat presque gagné d'avance, un très beau spécimen d'environ huit kilos est remonté à bord. La taille idéale pour notre congélateur.


 

Touchée dans sa grande nuit de prières par la cuillère divine, Agnès s'était mis en tête de nous concocter une petite merveille.

Comme pour parodier la maintenant célèbre réplique de Michel Galabru dans le film « Bien venu chez les ch'tis »
Agnès va nous régaler d'une recette venue du Nord et même de l'extrême Nord !!!!


NON PAS LE « CHETEMI » MAIS....... : LE « CHETENEY »
Mais oui si vous ne le saviez pas encore, Agnès (depuis quelle a rencontré Marie France à Finike) fricote avec le « Cheteney »
Et ce n'est pas nous qui nous en plaindrons.

Pacôme se met en tenue pour vider la bête et découper les filets. Quelle n'est pas la surprise de notre jeune Marmiton qui semble avoir découvert une nouvelle race de thon.
Est-ce un thon « Knackie » (voir article la dure existence des Knackies) plus communément appelé « Thon Alsachien » (Espèce très rare, fourrée à la saucisse de Strasbourg) ???? Mystère !!!! Malgré les techniques d'interrogatoires très poussées de Pacôme, il ne parlera pas et emportera avec son secret dans nos assiettes.


Le soleil est entrain de tirer sa révérence, lorsque nous arrivons devant le quai situé a proximité du bureau des autorités qui gèrent le canal. Nous sommes le seul bateau, à l'exception du bateau des gardes côtes. Nous allons pouvoir amarrer le bateau et passer une nuit au calme avant d'emprunter le canal en début de matinée.
Agnès part avec les papiers du bateau et la facture de notre passage « aller » pour régler à l'avance, notre passage.
Là......... douche froide !!!! Le responsable présent lui indique que nous ne pouvons rester à quai car nous pourrions gêner le passage d'un gros navire s'il en arrivait un. Nous devons donc aller mouiller plus loin, dans la zone d'attente située à un demi mille. Par contre,si nous le souhaitons il est possible de traverser immédiatement le canal et ceci sans surprime.


Séduit par l'idée de passer au milieu des falaises au seul éclairage des projecteurs et des étoiles, nous irons donc passer la nuit dans le port de Corinthe à la sortie du canal. Le préposé indique à Agnès de retourner au bateau et de se tenir prête à partir.
Nous attendons seulement quelques minutes le signal des autorités sur la VHF. Lorsque le feu passe au vert, le pont qui coupe le canal, et permet le passage des véhicules, s'enfonce lentement sous l'eau pour nous laisser passer. Drôle d'impression que d'assister à ce spectacle de nuit et voir disparaître sous l'eau une si grosse masse de béton et de fer.

Devant nous, majestueux dans cette lumière aux reflets d'or, le canal s'offre à nous. L'eau est aussi lisse qu'un miroir et reflète le faible éclairage des spots installés tous les cent mètres. Au dessus de nos regards émerveillés, les falaises sont encore plus impressionnantes que de jour. Tout en haut sur l'un des ponts que nous arrivons tout juste à distinguer, les quelques rares piétons nous saluent. Dans ce silence de cathédrale perturbé par le seul bruit de nos moteurs, l'écho est impressionnant. Nous goûtons avec un plaisir extrême ce moment privilégié.


Pacôme se concentre sur son pilotage, car il est difficile de bien évaluer les distances de chaque côté et le canal n'est pas très large, pour preuve : les nombreuses traces de peinture sur les falaises.


A l'aide de notre projecteur Agnès éclaire les falaises et Baptiste essaye tant bien que mal de filmer malgré la quasi obscurité environnante.


Long de seulement trois mille nautiques, le canal le plus cher du monde (lorsque l'on ramène son tarif à la distance parcourue) est bien vite passé.
Pour information : la tarification est faite en fonction de la longueur du bateau et non pas (comme à suez) en fonction de son tonnage. Malgré le prix exorbitant de cent soixante euros pour notre bateau de douze mètres, ce système de tarification avantage les catamarans pour une fois.
A peine quelques minutes plus tard, nous voila amarrés pour le reste de la nuit à l'une des rares place libre du petit port de Corinthe.

Au moment d'aller se coucher, une mauvaise surprise nous attend. En rentrant les défenses dans la pointe avant Baptiste a oublié de refermer la sécurité du panneau de pont et de l'eau est rentrée dans le coffre situé sous sa couchette. Comme dans le canal de Suez, son matelas est trempé et il faut vider non seulement sa couchette, mais l'intégralité du contenu des coffres de sa cabine. Pour une nuit calme, c'est plutôt « rapé ».

 



Grand déballage nocturne sur le bateau qui se retrouve en quelques minutes transformé à nouveau en stand de brocanteur. Heureusement que le bateau est large car une fois les coffres vidés plus aucun espace libre n'est disponible sur le bateau. Il est un peu plus d'une heure du matin quand nous finissons la première étape de nettoyage qui se poursuivra après quelques heures de repos bien méritées.

Pendant que Pacôme et Agnès partent à la recherche d'une station service ouverte le dimanche, nous continuons de rincer, sécher puis remettre en place le déballage de la veille. L'opération se poursuivra une grande partie de la journée. Hier le vent a soufflé à quarante nœuds dans le golfe de Patras et nous pensons peut-être différer notre départ si le vent ne tourne pas ou ne diminue pas. En début de soirée le vent a considérablement faibli et la météo récupérée dans un cyber café annonce un vent portant pour la prochaine journée. Ni une ni deux. Décollage immédiat pour assister au coucher de soleil en plein milieu du golfe de Corinthe.


Nous naviguerons toute la nuit à la voile accompagné par un très agréable vent portant qui nous propulse au petit matin en vue du « géantissime » pont suspendu Sur notre gauche le trafic ferroviaire et routier ont repris leur rythme de croisière..

A l'approche du pont deux dauphins viennent jouer avec nos étraves et Agnès ne se lasse toujours pas de ces parties de cache cache.

L'un deux porte des traces très visibles sur le dos. Est-ce la marque indélébile des attaques sournoises de la société de consommation ? Est-ce le dernier tatouage à la mode chez les delphinidés ?


La visite des dauphins est à peine achevée qu'un « OFNI » attire mon attention. Ce que je prends à prime abord pour une bouée de filet n'est autre qu'une énorme tortue qui nage nonchalamment entre deux eaux. Impassible et semblant ignorer le danger, elle poursuit sa route.



Mais au fait combien paye une tortue pour emprunter le canal de Corinthe ?

Toujours aussi majestueux qu'à l'aller le pont suspendu de Patras se découpe sur le dégradé de bleu que nous propose cette bien agréable journée de navigation.


Le trafic dessus et dessous est toujours aussi intense.


Et les grands pylônes de béton et d'acier sont toujours aussi gigantesque.


Situé juste au dessous du pilier Nord, l'ancien phare a été conservé.

Sous la vigilance impassible des monts qui bordent le golfe de Patras, nous laissons derrière nous énormément de bons souvenirs en mer Egée,

pendant qu'une dragueuse ambitieuse se met à courser un petit remorqueur.


Pour le repas de midi Agnès nous a préparé du riz au crabe et aux crevettes. La discussion tourne vite autour de l'équité des parts à servir. Hier Baptiste a établi un nouveau règlement sur le rationnement des cacahuettes, mais pour les grains de riz........ c'est une toute autre histoire.
Le meilleur moyen étant de pratiquer « la juste pesée », ni une ni deux, la balance électronique est apportée à table pour procéder avec tout le cérémonial qu'il convient, à la répartition équitable des grains de riz.


Moins prolifique que la veille, notre journée de pêche va se solder par la récupération à l'épuisette de la brosse du balai de pont. En voulant nettoyer on se sait trop quoi, Pacôme l'a fait tomber à l'eau et comme il est hors de question d'abandonner aux grecs un si magnifique et coopératif ustensile arraché il y a quelques mois à sa vie monotone de piliers de gondoles de grandes surfaces.
Maigre tableau de chasse, mais manœuvre de sauvetage parfaitement réussie, sans même avoir à remonter nos rapalas qui continuent inlassablement leur traque sous marine.


Nous arrivons en fin de soirée dans la dernière île grecque de notre voyage : Keffalonia
Nous avons décidé de faire une très courte halte dans le petit port de Poros pour y faire le plein de gasoil avant la grande traversée qui nous attend pour rejoindre le détroit de Messine.
Devant notre quai de nombreux camions attendent de pouvoir embarquer sur le prochain ferry en direction d'Athènes. Le brassage des hélices est tellement fort dans ce tout petit port que les hauteurs d'eau qui sont donnés sur le guide Imray sont totalement fausses. Un voilier Français arrivée après nous va en faire la cruelle expérience. En voulant se placer derrière nous, il plante sa quille dans une zone pourtant annoncée à plus de trois mètres de fond. Après quelques manœuvres pour se dégager, il fini par renoncer à rentrer et fait demi tour.
Une fois les météos récupérées, nous décidons de ne pas attendre le lendemain matin pour quitter cette charmante petite station balnéaire. Le chef du port nous prévient amicalement qu'il nous faut quitter notre place à quai avant vingt deux heures, car le dernier ferry de la journée bloque la sortie en s'accrochant à l'autre extrémité du port.
Lorsque nous quittons le quai, le ferry commence sa marche arrière. La vase soulevée par sa manœuvre nous apporte la confirmation que le trafic important est la cause de cet envasement du port.


Dans quelques instants nous allons commencer notre longue traversée de la mer Ionienne. Deux cent soixante dix mille non stop nous attendent pour rejoindre le détroit de Messine.

Par Jean-Jacques - Publié dans : Voyage - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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1: PREMIERE MUTINERIE A BORD
2: LA DURE EXISTENCE DES  "KNACKIES"
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