Vendredi 23 novembre 2007
SANTORIN :
 
L’arrivée sur Santorin va se faire à la nuit tombante sous une pluie fine qui diminue fortement la visibilité. Nous choisissons de mouiller dans une minuscule crique de « Volcano » l’ancien cratère du volcan dont l’éruption volcanique est sans aucun doute la plus importante de l’histoire écrite. Seul quelques bateaux locaux s’y amarrent en principe. L’approche se fait au sondeur et à vue, car aucune carte ne détaille ce mouillage. Nous sommes parfaitement abrité du  vent du sud qui souffle en fortes rafales et à la lueur de nos lampes torches nous nous mettons à couple d’un tout petit chalutier pour passer la nuit. Les éclairs illuminent de temps en temps la crique et nous distinguons à quelques mètres de nous cinq vieux gréements blottis contre la roche. Le sentiment de solitude est à la fois inquiétant et rassurant.
 
Au petit jour nous découvrons notre abri et ces occupants. La roche de Vulcano a de multiples reflets.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La ville de Thira s’éveille devant nous perchée au sommet d’immenses falaises. Un sentier en zig zag relie le débarcadère à la ville et le nouveau téléphérique n’a pas pour autant mis au chômage technique les nombreux ânes qui arpentent le chemin à longueur de journées.
 
 
 
Tous les jours été comme hiver des paquebots et ferries débarquent leur flot de touriste pour une visite éclair de la ville. Bien décidé à profiter pleinement de l’île nous préférons trouver un mouillage plus pratique pour quelques jours et nous faisons le tour de l’île pour nous mettre à l’abri des coups de vents annoncés dans le port de Vlikadha. Cette traversée de quelques heures nous offrira quelques sublimes paysages.
 
 
 
 
Nous trouvons place à coté des bateaux de pêche et le responsable du port vient gentiment nous conseiller pour protéger le bateau de la forte dépression qui arrive par le nord.
 
 
 
 Lors de notre arrivée nous n’avons fait attention aux milliers de petites billes qui flottent à la surface.
S’agissant avant tout d’un port de pêche, Agnès pense qu’il s’agit de polystyrène. Il s’agit en fait de pierres ponce, d’origine volcanique, qui flottent dans tout le port, passant au gré du vent d’un coté à l’autre.
 
 
 
Pendant quelques jours Vlidakha sera notre camp de base et après avoir loués des voitures afin d’être complètement autonomes, nous partons pour mieux faire connaissance de cette île très attachante qu’il est vraiment dommage d’aborder en coup de vent comme le font la plus part des touristes. Jour après jour nous découvrirons des villages pleins de charme, loin du contexte commercial de la ville de Thira qui aura bien du mal à garder son authenticité si la spéculation immobilière n’est pas régulée intelligemment. Pourtant à seulement quelques kilomètres, le village de Ioa a su quand à lui préserver son authenticité. Au coucher du soleil prendre un café frappé (la spécialité grecque) dans un des nombreux bistrots nichés contre la falaise, est un véritable moment de bonheur.
 
 
 
 
Voici un petit aperçu des photos glanées au cours de nos promenades :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Etant les seuls plaisanciers et visiteurs en ce moment à Vlidakha, nous sommes l’objet de toutes les attentions tant de la part du responsable de la capitainerie qui vient régulièrement nous donner des nouvelles de la météo que des pêcheurs et de la charmante famille qui dirige l’hôtel restaurant Marmaris.
 
Leur hôtel restaurant situé juste au dessus du port est fermé dés la fin de la période touristique, mais cela ne les a pas empêché dés notre arrivée de nous ouvrir leur porte. En passant devant la grande véranda aux boiseries d’un bleu reposant que nous avons vu que la grande pièce qui sert de salle de restaurant avait été transformée pour l’hiver en immense pièce à vivre. Lorsque nous poussons la porte et pénétrons dans leur intimité, il leur semble tout naturel de nous accueillir à leur coté pour nous demander si nous avons besoins d’aide.  Un espace important est réservé pour les enfants qui ne sont pas encore rentré de l’école. Au beau milieu de ce qui doit être leur salle de jeux, trône deux petits bureaux d’écoliers remplis de livres et manuels scolaires. Des canapés ont été installés de part et d’autre de la cheminée et assise bien droite sur une chaise en bois verni, la grand-mère tricote en nous étudiant du coin de l’œil. Avec calme, discrétion et efficacité, la patronne fera tout son possible pour rendre notre séjour agréable.
 
Elle s’occupera de faire venir sur place un loueur de voiture, plus tard elle prendra en charge la tonne de linge à laver qui s’accumule depuis quelques temps dans les cabines et pour couronner le tout sur simple demande nous obtiendrons un délicieux café frappé servi sur notre « terrasse privative ».
 
Une fois nos amis repartis en France, le bateau nous semble bien calme et un peu vide. Ces quelques jours sont passés trop vite. Les promenades, les partis de tarots et les « apéros » du soir rythmés par les nombreux fous rires vont être différents.
 
L’attachement que voue Baptiste à son entraîneur et ami Plonplon est impressionnant. Ces quelques jours passés ensemble auront été pour moi une confirmation de leur complicité et un réel plaisir. Leurs parties de pêche nocturnes n’auront pas décimés la faune locale, mais leurs rires raisonnent encore sur la jetée. 
 
Une nouvelle page de notre voyage se tourne et la nuit suivante, nous décidons de quitter Santorin avant une nouvelle dépression pour rejoindre la Crète.
Par Jean-Jacques - Publié dans : Voyage - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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