Dimanche 2 décembre 2007
A
utant notre arrivée à Héraklion a été pénible et décevante, autant l’entrée dans la baie de Spinalonga va être un véritable régal. Après avoir navigué toute la
journée le long de la côte Crétoise par vent de travers, à une moyenne dépassant les huit nœuds, et raté un petit thon qui s’est décroché à quelques mètres du bateau, nous arrivons devant la petite
île de Spinalonga et sa légendaire forteresse.
Edifiée par les Vénitiens elle résistera aux assaillants Turc encore une trentaine d’années après que le reste de la Crète avait déjà déposé les armes. Elle sera bien plus tard transformée en
léproserie jusqu’en 1953. Les bâtiments semblent être aujourd’hui à l’abandon malgré les visites organisées en été pour les touristes.
En pénétrant dans la lagune, la clarté de l’eau permet de voir les fonds sous le bateau. Le sondeur indique souvent des fonds inférieurs à trois mètres et le spectacle qui défile sous nos yeux est
absolument fantastique.
Au fond se trouve le petit village d’Elounda qui se transforme en station balnéaire très prisée d’Avril à Octobre. Un petit quai nous tend les bras
et c’est au sondeur que nous finissons notre approche pour battre notre record de rase cailloux, un mètre quarante de fond : soit trente centimètres sous la quille pour s’amarrer devant un
sympathique restaurant, en plein milieu de la place du village et à quelques mètres du port de pêche.
Les deux garçons décident de partir avec l’annexe pour plonger dans la baie. Pendant ce temps Agnès et moi décidons de faire à pied le tour de la lagune. Une minuscule bande de terre en relie les
deux cotés. Un petit pont permet aux petites embarcations de ressortir du coté de la baie de Maramello. Au pied de ce minuscule passage se dresse encore fièrement les vestiges d’anciens moulins;
témoins séculaires de la force des vents dans cette région.
Moutons, cochons et chèvres sauvages semblent être les seuls habitants de cette partie de lagune qui a su rester vierge de toute spéculation immobilière.
Pendant notre promenade, les deux garçons ne sont pas restés inactifs. A leur retour, ils nous font la surprise de nous dispenser de Pittas pour le dîner.
Ce soir ce sera Poulpes à la plancha !!!
Mais avant de nous régaler, il leur faut s’informer sur la technique de préparation. Notre voisin le patron du restaurant Mégaro (qui cuisine sa propre pêche) va gentiment vider l’ancre des deux
bestioles et expliquer aux garçons comment les « assouplir ».
Et c’est parti pour une séance de « tapage nocturne » sur le quai.
Nous passerons deux jours bien agréables dans la lagune qu’il va nous falloir quitter pour rejoindre Ay Nikolaos et la baie de Maramello. Une dépression est annoncée et nous allons certainement
attendre une bonne fenêtre météo pour notre longue traversée qui doit nous conduire dans les prochains jours à Rhodes.
Par Jean-Jacques
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Publié dans : Voyage
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