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Agnès, Pacôme, Baptiste et Jean Jacques........ une année de liberté et de découvertes

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La Haute et la Basse Egypte

 

Haute et Basse Egypte ont été, pendant plus de cinq millénaires d’histoire, gouvernées conjointement par des pharaons qui entendaient régner en maîtres absolus sur ces deux grandes régions. Le Nil coulant du Sud vers le Nord, la Haute Egypte est située au Sud du pays, et la Basse Egypte au Nord !!!

 Aujourd’hui le pays est à mon avis à nouveau divisé en deux. La différenciation entre la Haute et Basse Egypte n’a plus rien à voir avec la géographie. Leur identification se fait uniquement par le mode de fonctionnement de ce pays, ce qui me fait repenser aux nombreux hiéroglyphes, gravés ou peints, représentant la balance à deux plateaux, symbole fort s’il en est un.

 L’Egypte a donc basculé irrémédiablement dans la gestion bicéphale, celle ou un « Pharaon économique» règne séparément sur l’une et l’autre. Je m’explique :

La Haute Egypte, celle qui s’arque boute sur ses traditions, est encore dirigée par le roi « Pound » (la monnaie locale, malheureusement aussi vieillissant que sa cour de « piastres » ) qui lutte avec acharnement pour repousser l’envahisseur économique et préserver son peuple de ces agresseurs, aussi féroces et charognards que les chacals de l’ancienne Egypte.

La Basse Egypte, celle qui a vendue son âme, est maintenant sous la tutelle d’un despote au cœur de pierre mal taillé: le Roi Euro-Dollars. Il règne sans partage sur ses territoires qui ne cessent de gagner du terrain, entraînant dans son irresponsable gestion, les réalisations les plus folles et les plus incontrôlées.

 
1/ La Haute Egypte :
 

Elle est pour moi, celle qui a su conserver son identité, préserver ses traditions et ses valeurs ancestrales. Cette Egypte là, nous l’avons rencontré à Port Saïd, à Ismailia, dans les quartiers populaires et dans tous les villages ou la vie du quotidien se suffit à elle-même. La pollution du monde moderne y entre à pas irréguliers mais le contrepoids de la mentalité et l’immense fierté des Egyptiens sont encore par bonheur un frein relativement efficace. L’Egypte rurale demeure le dépositaire de la culture et de la tradition.

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Solidarité, entraide et respect de l’ancien sont les maîtres mots d’un système social ou l’esprit communautaire joue un rôle de soutien social. En cas de problème ou de difficultés, les individus se viennent en aide tout naturellement, sans qu’il y ait besoin de connaître intimement celui qui vous rend service.

Le rire, la plaisanterie facilitent les rapports et les échanges entre les hommes, et nous avons pu en constater les effets bénéfiques à chacun de nos sourires de touristes admiratifs et respectueux.

Les Egyptiens ont le sens de l’humour et ne sont jamais avares de bons mots, et même si la barrière de la langue limite le plus souvent nos échanges verbaux, nous en avons été les témoins privilégiés à maintes occasions. 

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 La religion joue elle aussi un rôle important dans leur mode de vie. La sagesse que l’on pourrait le plus souvent assimiler à de la fatalité, et qui fait que l’on s’en remet à dieu en permanence, contribue à adoucir les aléas de la vie.

C’est cette Egypte là que nous tenons en Haute estime. Celle qui accompagne l’étranger en le prenant par la main pour lui montrer la route à suivre ou la boutique que l’on recherche. Celle qui n’attends pas ou ne sollicite pas en permanence une rémunération pour le service rendu, celle qui ne vous vends pas un kilo de tomates cinq fois le prix normal, ou qui vous offre spontanément quelques légumes ou fruits.  


La Basse Egypte : Celle qui a perdue son âme dans la course au profit. L’anarchie immobilière qui règne actuellement sur rives de la mer rouge est un réel danger pour le pays. La multiplication des projets hôteliers plus gigantesques les uns que les autres et leur cohorte de galeries marchandes, l’ouverture d’un nouvel aéroport au sud du pays sont une menace pour le monde rural et l’écosystème.

La ville d’Hurghada pourrait être le symbole parfait de cette dualité:

- Divisée entre la zone sud de la ville, ou poussent comme du chiendent les complexes hôteliers et leurs cortèges de « polluants commerciaux » en tous genres, et le nord de la ville qui en reste le poumon, le coeur et le centre historique.

- Séparée en deux par une rue commerçante (Sheraton Street) jouant, au moyen d’un simple rond point, le rôle de ligne de démarcation entre ces deux incompatibilités intellectuelles et économiques

- Tiraillée entre l’appât de la devise facile depuis le débarquement des hordes de touristes russes aussi bien éduqués qu’un troupeau de cochon chez « Fauchon », et le respect des valeurs morales, seules garantes à long terme de leur identité. 

Lorsque nous faisons nos courses dans la ville, nous n’allons jamais dans le quartier de « Sheraton street ». La colonie de Russes s’y promène quasiment « à poil », sous le regard malheureusement fataliste mais complice des commerçants bien trop cupides pour botter l’arrière train de ces gros fessiers imbibés de vodka.

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Les boutiques majorent leurs prix par quatre au minimum, sachant pertinemment que le touriste de masse a bien compris comment « faire une affaire » puisqu’il faut selon les bons conseils transmis de bouche à oreilles averties, toujours faire baisser les prix de 50% !!!!

Dans ce haut lieu de mauvais goût, la profusion de splendeurs égyptiennes « made in china » donnerait la nausée au plus inculte brocanteur.

Même les fruits et légumes, exposés comme des oeuvres d’art, sont proposés aux touristes à des prix prohibitifs en comparaison des marchés locaux distant de seulement quelques centaines de mètres.

Dans la marina : Même combat !!!   Mais j’attendrais d’être sortis d’Egypte pour mettre en ligne mon article qui est déjà prêt, on ne sait jamais  !!!!

 Mais Hurghada n’est pas la seule ville à avoir succombé au chant des sirènes. La palme de la perte d’identité revient incontestablement à la ville de Louxor.

Ne pouvant faire l’impasse sur les splendeurs de l’ancienne Egypte, nous avons programmé une excursion de deux jours pour visiter Carnac, la vallée des rois, des reines et des artisans, le temple d’Hatshepsout, et bien d’autres splendeurs….

La vague d’attentats qui a sévi ces dernières années en Egypte a conduit les autorités à prendre des mesures destinées à rassurer les Tours Opérators, aussi draconiennes que stupides et inefficaces. 

Lorsque vous voulez vous rendre à Louxor en partant d’Hurghada ou de tout autre lieu de villégiature situé sur les bords de la mer rouge, vous devez obligatoirement partir en convoi et cette pantomime grotesque n’a en réalité que des effets néfastes.


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Le seul a en tirer profit est le patron de l’établissement situé en bord de route ou tous les jours des centaines de cars et mini bus s’arrêtent pour y déverser moyennant un pound les trois goûtes, des hectolitres d’urines alcoolisées.

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La seule parade éventuelle à ce dictat, est de prendre à vos risques et périls un bus local ou à chaque contrôle de police, vous risquez de vous retrouvé remis manu militari dans un bus voyageant en sens inverse.

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Nous avons donc choisi la méthode intermédiaire qui consiste à voyager dans notre propre mini bus et de nous tenir le plus éloigné possible de la vague de « Ruscofs Framisés » plus prompts à sortir leurs caméscopes numériques que leurs kalachnikovs.

Notre séjour à Luxor nous a permis de découvrir un exemplaire jusqu’alors inconnu de la faune locale : La sangsue Egyptienne bipède.

Ce prédateur, sévit en milieu sec, de préférence sur les parkings réservés au bus de touristes et dans la multitude de galeries marchandes qui ont été installé de part et d’autre du chemin de croix qui vous mène, après de multiples slaloms destinés à protéger votre porte monnaie, à l’entrée ou à la sortie des sites à visiter.

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Il se présente sous la forme d’un autochtone au sourire aussi sincère que celui d’un chinois que vous venez de plumer au jeu de go.

Il s’accroche à vos baskets en vous répétant inlassablement son couplet sur sa légendaire amitié envers vous et ses innombrables « my friend » vous martèle les oreilles jusqu’à ce que vous finissiez par lui acheter à un prix prohibitif l’indispensable statuette qui manque à votre collection.

Comme nous sommes « bons princes », Stéphane a inauguré la série des « indispensables » . Après de nombreuses minutes de négociations démarrées à plus de 400 pounds, il s’est retrouvé pour 100 pounds l’heureux propriétaire de trois magnifiques statuettes en pierre directement venues en felouque des camps de travails chinois.

Ne voulant pas être en reste j’ai également fait ma « BA » de la journée pour 30 pounds seulement et Pacôme s’est vu proposé au final les trois mêmes chefs d’œuvres à 10 pounds, par une sangsue à bout de nerfs et à sec de salive
                                               

 

Le seul attrait de Louxor reste la beauté des sites concentrés sur seulement quelques kilomètres de distance. Même si cette exploitation à outrance du touriste est on ne peut plus insupportable, il faut bien se violer un peu et accepter de jouer, le temps d’une visite, les moutons de panurges pour avoir la chance de voir ces superbes tombeaux qui dans quelques années seront sans doute fermés ou remplacés par des copies du type « Lasco1 et 2  » (ce qui serait la meilleure chose qui pourrait se produire pour la préservation de ces trésors bien plus usés par le rythme effréné des visites que par le poids des années).

Le premier contact avec notre guide a été dans la grande lignée des guerres de l’époque : Attaque frontale, avec toute l’infanterie et la cavalerie. Pas de comptage des points, victoire par jet de l’éponge uniquement.
 Cet abject personnage au visage cramoisi par les trop nombreuses promenades en lieux sacrés nous saute dessus dés notre arrivée pour nous imposer son propre circuit et son propre timing.

Sans même un sourire, il nous invite à descendre le plus rapidement possible de notre quartier général ambulant, pour une visite éclair du temple de Carnac, et par la même nous infliger la compagnie de la quasi-totalité des touristes qui s’écoulent à flots réguliers de la centaine de cars présents sur le parking.

Erreur fatale et très mauvaise entrée en matière de sa part. Cette fois, il n’a pas affaire à un groupe de moutons béat d’admiration devant son « savoir scolaire ».

Comme nous entendons gérer notre séjour à notre guise, à notre rythme et dans un ordre que nous avons finement élaboré (sans l’aide de nos logiciels de navigation) pour être le plus possible à contre sens du courant « moutonnesque » qui sévit dans la région, notre guide sera donc réduit au simple rôle d’accompagnateur résigné, dont les rares explications, bien loin du niveau d’information du simple « que sais je » n’aurons d’autre écho que nos lointaines oreilles dispersées au quatre coins des lieux de visites.

Nous lui accorderons charitablement un pose de vingt minutes en début d’après midi afin qu’il puisse, sur son tapis de prière, demander grâce et assistance au tout puissant afin qu’il soit débarrassé le plus vite possible de cette bande d’infidèles qui a l’impudence de ne pas marcher en rang d’oignons derrière le maître de la connaissance.

Bien loin de ce « boulet égyptien» dont le Français est aussi compréhensible que son aversion pour nos deux si sympathiques familles, j’en profite pour proposer à mon Nikon une de ses plus belles journées de captures d’images. 

Je vous en propose une courte sélection:

Le temple d'Hatshepsout
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La descente des marches du temple
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 Marie -  Pop in Temple undefined
 
Le nil  tourisique
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Le nil traditionnel
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L'entrée du Temple de Carnac
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Les colonnes vues sous différents angles
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undefinedPeintures polychromes encore présentes
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L'éducation Russe !!!
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Mais cela n'a pas l'air de beaucoup déranger la race canine !!
undefinedNi les anes du reste...
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J'ai demandé au Russe torse nu s'il venait de prendre un bain dans le lac sacré, il n'a pas vraiment compris mon humour !!
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Le seul endroit du temple qui n'est jamais visité.
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Un petit "meddley" de Hiéroglyphes

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La seule scène érotique présente dans le temple de Carnac.
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L'avenue du temple du temple de Louxor qui reliait Carnac.
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Plafonds peints encore visibles
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Plus étrange, le témoignage encore visible des différentes influences religieuses
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Les étudiantes en visite dans le temple de Louxor.
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Le nil au petit matin.
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Scènes de la vie quotidienne.
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En attendant les clients !!!!!
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Bis !!

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Ter !!!!
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Les insolites.....

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Aprés la visite du tombeau de Néfertari, nous avons eu droit
aux momies de japonais fiers tarés.

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La vie rurale, celle que je préfère !!!!

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Et pour finir en beauté, la boutique mariage avec ses robes "second hand"

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M
Purée Jean Jacques... Tu fais un carton là ouaaahh !!bravissimo Michel
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