Agnès, Pacôme, Baptiste et Jean Jacques........ une année de liberté et de découvertes
Sept heures du matin, la route est encore longue jusqu’à Hurghada, plus de cent vingt milles à parcourir, nous quittons donc notre mouillage. Le vent, établi entre quinze et vingt nœuds, va nous pousser plein vent arrière, allure difficile à tenir avec le catamaran, mais si nous voulons rester « border line » dans le chenal de descente et pouvoir naviguer en totale sécurité, nous n’avons pas trop le choix car il vaut mieux ne pas « zigzaguer » dans cette zone de navigation.
Les pêcheurs, sans s’intéresser le moins du monde au trafic dans le chenal, nettoient leurs filets pour le plus grand bonheur des mouettes et des dauphins qui attendent patiemment l’offrande culinaire de cette opération tant de fois répétée.
Les « War-ship », totalement à contre sens, se faufilent discrètement à l’intérieur du chenal montant.
S’exercent quand à elles au jeu du « wait and see »
Eclairés par le soleil qui commence à décliner, nous en profitons pour enchaîner les parties de « OKAY » dans le cockpit en prenant comme il se doit un véritable apéritif. Il va falloir prendre des forces pour la longue nuit de veille.
Stéphane comme moi allons veiller toute la nuit : Egoïstes privilégiés, captivés tant par cette « navigation spectacle » et n’arrivant ni l’un ni l’autre à se résoudre au passage de témoin.
Nous communiquerons régulièrement par VHF pour vérifier nos positions et vitesses respectives et ce, jusqu’au lever du soleil tout simplement merveilleux.
Il est temps de quitter le « rail descendant» pour obliquer vers les îles et les récifs qui gardent l’accès à Hurghada. Le jour se lève et le vent avec lui. La température indique presque 22 degrés, la couleur de l’eau qui elle aussi frise les 22 degrés est entrain de virer au turquoise.
Les derniers milles avant l’entrée de la marina s’effectuerons sous simple Genaker à plus de sept nœuds de moyenne.
Le pilote de la marina nous attend sur l’eau afin de nous faciliter la prise de pendilles. Il est informé de notre problème moteur qui nous empêche de manœuvrer correctement, et son aide nous sera indispensable car il m’est impossible de reculer correctement sur un seul moteur.