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Agnès, Pacôme, Baptiste et Jean Jacques........ une année de liberté et de découvertes

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Tawila island - Docteur Jekyll et Mister Hyde


Le soleil est encore bas sur Tawila Island lorsque la barque de pêcheurs qui a passé la nuit à nos côtés, lève l’ancre pour une nouvelle journée de travail. Un des hommes s’installe sur la bôme pour repérer d’en haut les bancs de calamars qui nagent à la surface de l’eau. Pendant presque une heure, je vais les voir cercler à faible allure dans la baie. En vain…. pas de bancs de calamars ce matin à l’horizon.

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Dans un chapitre précédent je vous ai présenté l’Egypte comme le pays à deux faces, offrant au visiteur le meilleur et le pire.
L’île de Tawila pourrait en être aussi le parfait symbole.

Toute à la fois Jekyll et Mister Hyde. Paradis et Enfer.

La matinée commence comme dans les plus beaux contes de voyages. Eau turquoise à plus de vingt degrés, plage de sable fin et coquillages à tous les étages.
Tous les ingrédients sont réunis pour nous accueillir et nous faire croire le temps d’un rêve à la pureté et la virginité du paysage.

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Débarquement sur  l'ïle

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Les deux grands aventuriers en costume Pirelli sont allés plonger à quelques mètres seulement de la plage au dessus d’un énorme banc de corail multicolore. Poissons Perroquet, Rascasses volantes, Poissons Cocher et coraux multicolores seront au rendez vous pour le plus grand bonheur de Baptiste et son nouvel appareil photo sous marin.

Et comme le disait si justement Monsieur Loyal, le copain du pape (Martin Circus) : Il s’éclate………… comme au Sénégal.

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Pendant que Pacôme revisite à sa façon le célèbre "Tube" de la danse des canards…………

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et que le reste de la bande fait trempette au dessus d’une colonie d’oursins géants, je pars seul de mon côté pour visiter l’île pour y faire sans aucun doute, les plus beaux clichés de la journée.

Tawila est une île déserte ou la végétation est quasi inexistante. Pas d’eau, du vent en surabondance, un soleil destructeur, tous les ingrédients sont réunis pour dissuader le plus courageux des Robinson. Une ancienne construction témoigne encore de l’hostilité naturelle du lieu.

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Nous avons mouillé volontairement au sud de l’île, bien mieux protégé du vent dominant que les autres criques qui entourent Tawila.

Au nord, celles-ci donnent directement sur un « parc naturel » qui n’a rien d’un parc de loisirs, mais qui est aussi effrayant que celui du célèbre  « Jurassic » : Derrick Parc Avenue !!!! 

Plateformes pétrolières rassemblées à quelques milles en village champignon pour le plus grand plaisir des côtes nord de nos chères îles. J’avais commencé la journée en compagnie du docteur Jekyll, c’est au tour de Mister Hyde d’entrer en scène.

Et voila le résultat !!! Dans la même crique, le terrible mélange de beauté et d’atrocité. La civilisation dans toute sa bêtise la plus destructrice, transportée puis déposée par les vents, les courants, et les marées.

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Vue la dimension de ce petit cailloux sans défense, c'est une véritable mini marée noire à répétition qui se perpétue avec la bénédiction des organismes de défense de l’environnement.

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Si la chanson des Martin Circus à fait un énorme « Tube » dans les années 70, les « Tubes » de Tawila Island se révèlent être tous d’énormes bides, pire: de véritables crimes de lèse majesté, spectacle encore plus affligeant et insupportable que le tristement célèbre concours de l'Eurovision !!!

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Le conte matinal s’est transformé en cauchemar et devant mes yeux écoeurés, la plage de sable fin s’est maintenant changée en un champ de boites de conserves anti-personnelles à perte de vue.

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Impuissante à chasser l’envahisseur, la rare végétation de l’île sert de « garde plastic »  Bref.......au niveau des emballages, du trés trés mauvais Cristo !!!

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Le pétrole se dépose et s’incruste au gré de ses envies.

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L’île se transforme en station de récupération en tous genres sous le regard complaisant du Dieu-Pharaon local « Toutenplastoc » dont le masque funéraire deviendra peut-être dans les années à venir aussi célèbre et aussi visité que celui de son illustre cousin du Caire.

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Le temps de dénicher la cassette pirate du groupe local, et nous préférons lever le camp pour rejoindre la marina d’ Hurghada, car la météo signale une forte dégradation du temps pour demain.

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La descente vers Hurghada s’effectue avec seulement nos voiles d’avant mise en ciseaux, faute d’avoir emporté notre spi (gain de place oblige). Nous avons constaté que par vent arrière la grand voile déventait énormément notre Genaker et qu’il fallait mieux ne pas la mettre dans le petit temps.

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Pour saluer notre passage un groupe de dauphins se fait un plaisir de venir jouer pendant de longues minutes avec nos étraves. Dessus, dessous, sur le côté, bref dans toutes les positions ils semblent répondre aux sollicitations d’Agnès qui s’est installée sur l’étrave tribord et joue des percussions sur la coque avec ses petites mains fragiles.

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Après le festival des dauphins, c’est au tour de nos trés chers amis lesThons de faire leur entrée en piste.

Première touche du chef de la bande qui emporte notre Rapalas pendant que Pacôme essaye en vain de serrer le frein de notre plus gros moulinet. Résultat Pacôme se retrouve projeté en arrière et attéri quelques mètres plus loin, sur les fesses avec une canne vide entre les mains. Le match de la journée commence mal.  Thon 1 - Umiak 0

Mais quelques instants plus tard, l’autre ligne se met à siffler et c’est un joli petit thon rouge qui vient rejoindre ses copains dans le congélateur du bateau qui commence à nous demander grâce.

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Nous avons utilisé une nouvelle technique, une fois le thon remonté à bord : Celle du dernier verre du condamné.

Peu enclin à sacrifier nos chères bouteilles d’alcool, une petite bouteille d’ouzo, abandonnée depuis la Grèce et cachée dans la réserve par son grand cousin de Marseille, va nous permettre d’abréger les souffrances de nos nouvelles prises et de leur faire goûter au fruit défendu.

Les rapalas d’Umiak commencent à faire des envieux. Six petits thons en trois jours, le score est tout à fait acceptable. Calme plat chez les Lumiel. Aujourd’hui c’est plutot, « nous on préserve la couche de Thons »

Le deuxième congénère de la journée se verra proposé lui aussi une bonne rasade de cet excellent Ouzo, avant de plonger, l'haleine anisée, définitivement dans les bras de morphée.

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Voilé à l’extrême pour la circonstance, le soleil s’est mis en tenue de cérémonie.

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Et comme pour rendre hommage aux six thons pressés de rentrer, Il accompagnera notre "funèbre convoi" jusqu'à la marina d'Hurghada !!!!

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S
Bonjour! Nous vous lisons en sous-marin depuis un bon bout de temps : nous avions eu l'adresse de votre blog sur STW... Juste un mot pour vous dire que nous apprécions toujours vos articles, et que vous nous donnez de bonnes idées de navigation pour l'hiver prochain! <br /> Bon vent à tous les quatre!
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J
Quel délicieux petit déjeuner nous venons de vivre en lisant vos dernières aventures coraliennes!  Rire aux larmes face aux poissons antifoulés de bleus, pleurer de rage face aux pains de gazoil et autres plastic immondes.  Quel verbe, Jean-Jacques! Quelle famille super, Agnès!  Quelle équipe, Pacôme et Baptiste!  On vous aime.
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M
6 thons... pour Umiak... peu pour Lumiel ... Le combat est_il équilibré ??? Il pourrait l'être si Umiak peignait sa coque en rouge ... Non ?jean jacques... a vaincre sans péril....Un témoin anonyme du ponton C
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