Agnès, Pacôme, Baptiste et Jean Jacques........ une année de liberté et de découvertes
ATTENTION DANGER - ESCROC EN VUE !!!!
Ici opère en franc tireur le « Sheriff » local ( à ne surtout pas confondre avec le remarquable et sympathique directeur de la marina qui porte malereusement le même nom), roi de la sur-facuration, accompagné son fidèle « Tortellini », le beau milanais Francesco, aux ordres de sa tout puissante majesté.
Le système est bien rodé. Sheriff sous le couvert de sa micro société « Green Island Agency » propose un ensemble de prestations encore plus alléchantes que le catalogue de La Redoute. : Il vous facilite la vie dans cette jungle égyptienne dont vous ne pourrez bien évidement sortir seul vivant et vous trouve avec l’aide de Francesco les meilleurs artisans, les meilleurs produits, aux prix les plus bas, cela va sans dire. Pour obtenir permis et autorisations, notre Sheriff « Picsou – Rapetout » s’occupe de tout !!!
Un conseil : Si vous avez a faire des achats de pièces, fournitures pour votre bateau ou tout autre besoin que le couple « Italo Egyptien » est à même de vous procurer dans la minute, la meilleure méthode pour le bien de votre portefeuille est de vous débrouiller par vous-même et d’aller négocier directement avec les commerçants locaux. Dans le pire des cas, vous paierez quatre fois moins cher le produit que ce cher, très cher Francesco vous aurait rapporté en vous jurant les grands dieux qu’il a négocié au mieux de vos intérêts !!!!
Ce matin nous avons obtenu de la part de l’agence de « sheriff » un permis de navigation en mer rouge, permis dit « obligatoire » dont personne ne peux vous donner une définition précise, un texte de loi y faisant référence, un prix défini, etc… le flou égyptien dans toute sa splendeur.
En toute sincérité, nous n’avons aucun doute sur la réelle validité de ce permis qui devrait faire exploser de rire le bureau de la douane locale si nous étions amenés à le présenter aux autorités. Je ne doute pas un seul instant que Sheriff trouverait la parade pour retomber sur ces pattes en cas de vérification en mer par les vedettes de la douane. Moyennant un billet de cinquante euros, nous voici en possession d’un sésame délivré sans état d’âme.
Nous ne tarderons pas à voir que ce permis fantoche, n’a rien avoir avec le permis officiel délivré par les douanes.
Pour notre déplacement à Louxor, Sheriff s’est soit disant mis en quatre pour nous trouver un minibus avec chauffeur pour deux jours, un guide à notre disposition pendant les journées de visites et un hôtel trois étoiles plus. Comme nous devons être un de ses premiers clients à demander une prestation particulière et autonome sur Louxor et qu’il semble ne pas disposer à ce jour d’un tissu relationnel important sur la ville, il demande à son dévoué et servile Tortellini de nous accompagner pendant ces deux jours pour nous faciliter les démarches et afin de son côté de faire un repérage d’hôtels et restaurants pour ses futurs clients.
Francesco est un garçon au demeurant plutôt sympathique, mais qu’il vaut mieux rencontrer en dehors du business. Son envie de se faire « du gras » sur tout, n’importe quoi et surtout n’importe comment, l’entraîne à se conduire comme un gamin qui pioche régulièrement dans le portefeuille de sa mère, persuadé que la pauvresse ne s’en apercevra pas. Mauvais calcul car au bout du compte il passe pour un piètre requin au lieu de s’attirer les bonnes grâces des plaisanciers qui fréquentent ou fréquenterons la marina.
Au lieu de jouer sur le long terme pour asseoir leur réputation, fidéliser leur clientèle et faire jouer à plein le bouche à oreille des « radios pontons », ces deux snipers opèrent dans la marina en dépit du bon sens. Persuadés à tort que chaque plaisancier est une vache à lait qu’il faut traire sans complexe, tant son sort parait enviable, il n’hésitent pas à vous faire passer des vessies pour des lanternes, sans même penser une seconde que vous allez par vous-même vérifier la réalité des prix.
A Louxor, outre le fait que notre guide à vingt euros la journée ne valait pas le prix du papier, outre le fait que la confirmation de la réservation n’étant pas faites, nous avons du changer d’hôtel (hôtel de substitution qui nous est annoncé comme de catégorie identique) pour finalement passer la nuit dans une chambre d’un vulgaire trois étoiles éteinte, sans eau chaude. Nous avons là aussi été les dindons de la farce et les otages de l’amateurisme de nos deux comiques. Francesco comme à son habitude a été d’une inefficacité chronique et c’est plutôt un boulet au sourire béat que nous avons du nous coltiner pendant ces deux jours de visite, plus enclin à faire les yeux doux à la guide débutante dont nous avons hérité le deuxième jour, que pour faire le travail qu’il était censé effectuer sur place.
La palme de la mauvaise foi et du « je raconte n’import quoi pour m’en sortir » doit être décernée à nos deux artistes pour leur performance d’acteur dans la saison deux de la série à rebondissements : La croisière s’amuse.
Les répliques en « vo » entendus dans l’épisode « interdiction de sortie de la marina » étaient dignes des Tontons Flingueurs et du meilleur Audiard.
Le talent d’acteur de Francesco (pur produit de la comédia de l’arte) appelant devant nous son patron dans l’aéroport dés sa sortie d’avion, alors que le fielleux Sheriff était en réalité sur le ponton B, à cent mètres de nous dans le bateau des Australiens, était un grand moment d’improvisation.
Bref, il me faudrait consacrer un chapitre entier pour essayer de faire vous éclairer en détail sur les méthodes cavalières de ces deux chasseurs de primes……. Peut-être un jour, au détour d’un séjour à Hurghada, aurez vous la chance de les rencontrer ? A moins qu’entre temps, un tireur d’élite ait dégainé plus vite qu’eux !!!!!
NOUS SOMMES LE 06 MARS ET NOUS ATTENDONS TOUJOURS NOTRE PERMIS DE SORTIE QUE CE « TROU DUC » DE SHERIFF OU SON POISSON PILOTE DOIVENT NOUS RAPPORTER DEPUIS DEUX JOURS AFIN DE FAIRE UNE SORTIE OFFICIELLE D’EGYPTE.
Si cela continue, il y a fort à parier qu’un nouveau « Rainbow Warriors » (dont la victime serait par le plus pur des hasards, un bateau battant pavillon spaghetti) risque de ce reproduire, si nous sommes encore bloqués quelques jours à Hurghada !!!!
Avec un peu de chance, et l'aide du bouche à oreille, le « fameux Sheriff » patron de Green Island Agency devrait ,s’il continu ses entourloupes, se trouver rapidement du bon coté des barreaux : C’est à l’extérieur des grilles de la marina !!!! C'est ce que nous avons vivement conseillé au directeur de la marina fort géné de voir les méthodes de ce franc tireur nouvellement arrivé sur ce marché juteux.
Pour les autres barreaux je connais maintenant les préceptes de la religion « Bakchich » pour le tirer d’affaire, ce qui est bien dommage !!!!!