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Agnès, Pacôme, Baptiste et Jean Jacques........ une année de liberté et de découvertes

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Istanbul ( chapitre 2 ): La ville


ISTANBUL : LA VILLE AUX MILLE FACETTES
 

Avec ses plus de 18 millions d'habitants Istanbul n'échappe pas à la maladie des grandes métropoles : Les embouteillages.

Sur terre.........


Mais aussi sur mer ou les légendaires « Vapur » sillonnent et zigzaguent incessamment entre les deux rives du Bosphore ........


Et bien évidement dans les rues commerçantes des différents quartiers de la ville........

 

La circulation dans Istanbul est devenue tellement difficile que la construction d'une ligne de métro et d'un tramway s'est imposée d'elle-même.

Les transports en commun sont une bien mince parade aux légendaires embouteillages.

Mais il existe ici une autre façon de contourner les embouteillages.

Au détour d'une ruelle passablement encombrée, nous avons rencontré une nouvelle race de piéton............... :

Le Yamakasi Stambouliote

Efficacité garantie si vous maîtrisez la technique et disposez d'un exemplaire des précieux clichés de Yann Arthus Bertrand : Istanbul vu du ciel

Le stambouliote comme le pigeon de Sultanameht doit aimer la promiscuité.


Passion que beaucoup cherchent à vivre en solitaire, la pêche se pratique ici au coude à coude et c'est un véritable miracle permanent que de voir ces centaines de lignes ne jamais s'emmêler et remonter chacune à leur tour des centaines de poissons dont une bonne partie, consommée sur place, est préparée par des cuisiniers réfractaires au mal de mer.

Un coup dans le zig !!!

 

Un coup dans le zag !!!


Lorsque l'on constate la quantité de poisson récupérée chaque jour, c'est à se demander si Jésus en personne n'est pas venu sur le pont de Galata pour y vérifier une dernière fois les tables de multiplications.

 


Il a certainement dans cette ville, autant de canes à pêche que de poêles à frires sur les toits.

 

Mais cette agitation laisse bien vite place à l'art de vivre et à la beauté intemporelle. Quelques pas suffisent pour sortir de la cohue permanente et se retrouver dans le silence, l'espace, le raffinement et le sublime.



 


Seulement quelques centimètres de terre, de pierres et de goudron séparent les rails du tramway de la « Basilique-citerne ».

Trois cent trente six colonnes soutiennent cet incroyable édifice qui en son temps servait de réserve d'eau pour alimenter le Grand Palais.


 

Dans la fraîcheur et l'intimité de la lumière tamisée, chaque colonne provenant d'anciens édifices en ruines, semble vouloir nous raconter sa propre histoire.



Notre petite pension de famille dans « Sultanahmet » est au cœur du quartier historique de la corne d'or.( Le Nobel hotel pour ceux qui seraient tentés )
Le petit déjeuner sur la terrasse avec vue plongeante sur l'impressionnante mosquée bleu !!!
Rien de tel pour vous mettre de bonne humeur pour la journée.

 

Construite à la demande du Sultan Ahmet 1er pour surpasser en beauté et en grandeur la basilique Sainte Sophie, l'intérieur de la mosquée est lui aussi grandiose.

 


Lieu de culte ouvert aux « non musulmans », elle attire chaque année de nombreux visiteurs qui sont autorisés à pénétrer dans les lieux par une porte latérale,


pendant que certains "Bushistes  incultes" ( dérive de notre temps et moeurs décadentes) se croient même autorisés à y pénétrer dans leurs ridicules panoplies de Skaters.

 

Presque face à face, l'ancienne rivale Sainte Sophie, est à portée de mueslin. Erigée par l'empereur Justinien pour restaurer la grandeur de l'empire romain, elle fut jusqu'en 1453 la plus grande église de la chrétienté avant sa transformation en mosquée


La coupole centrale d'un diamètre de 31 mètres laisse éclater tout le génie des bâtisseurs. Il a fallu faire venir de Rhodes des briques en terre extrêmement légère pour arriver à de telles dimensions.


Les travaux actuels, programmés sur plusieurs années, sont pour partie financés par l'unesco. Au centre de la basilique, un immense échafaudage a été installé le temps de mener à bien ce gigantesque travail de restauration.


 

Presque à la pointe de la presqu'île de la corne d'or, dominant majestueusement la mer de Marmara et le Bosphore, le palais de Topkapi et son environnement raffiné fut le théâtre des plus incroyables tragédies. Selim l'ivrogne s'y noya dans le champagne et Ibrahim « le fou » perdit la raison, enfermé pendant de longues années dans sa solitude maladive.

Si les jardins et les nombreux bâtiments successifs permettent d'imaginer le luxe et le faste qui régnait dans palais sous le règne de Memhet le Conquérant, le harem donne une image plus fidèle de cet art de vivre.
Le mot Harem signifie privé et il regroupait tout simplement entre autre les appartements de la famille royale. Gouverné par la mère du Sultan en place, cette dernière jouissait d'une grande influence et intervenait même dans le choix des femmes et des concubines.




Le raffinement et la finesse du travail d'incrustation de nacre sur les portes qui séparent les appartements, montrent le souci du détail et de la perfection.


Dans de grandes salles prévues à cet effet, les jeunes filles entrant au harem recevaient une éducation complète afin d'en faire une favorite potentielle. Les intrigues étaient alors nombreuses pour espérer donner un héritier au sultan. La succession au trône pouvait échoir à n'importe quel fils sans que l'aîné soit considéré comme l'héritier naturel.



Contraste de l'ombre et de la lumière dans le harem.....
Contraste permanent d'une ville où la modernité semble vouloir respecter l'histoire, la tradition et vivre avec, cette impression est présente à chaque instant dans chaque quartier, dans chaque rue, et dans chaque geste quotidien des fiers stambouliotes.

 

Dans ce pays profondément laïque, le foulard reste à la place qui doit être la sienne: Un simple accessoire vestimentaire fonctionnel et décoratif.

 

 

Ce qui n'empêche pas les enfants de revêtir à l'occasion le costume traditionnel.

 

Les façades modernes renvoient encore avec respect l'image des immeubles du siècle dernier.


Et même lorsqu'ils se détournent de la tradition, le temps d'un repas


 

au profit de la modernité et du superflu,

 

les habitants d'Istanbul n'oublient pas de profiter pleinement du moindre carré de pelouse ou chaque famille prend plaisir à s'installer pour le pique-nique dominical.


Contrairement aux bien-pensants donneurs de leçons Français, cirer des chaussures est un métier à part entière, non dégradant et qui fait vivre toute une économie directe et indirecte. Il n'y a qu'à voir le nombre d'échoppes spécialisées dans la vente de matériel pour en être convaincu.

Nous avons fait le choix stupide d'engraisser les industriels spécialisés dans l'art du packaging miracle qui vous font croire qu'il suffit de passer un polluant morceau de mousse magique sur vos chaussures pour en assurer l'entretien...... Illusion et choix coupable !!!

 

Le corporatiste qui a longtemps régi les lois du commerce local a laissé entre autre héritage le regroupement en un même lieu des professionnels du commerce ou de l'artisanat.

Au bas du pont de Galata, à quelques centaines de mètres du trop touristique Bazar Egyptien, ce cache dans les minuscules ruelles, le royaume de l'outillage sous toutes ses formes. Des rues entières de quincailliers proposent toutes sortes de produits à l'unité ou bien en gros et vous pouvez trouver ici absolument tout ce qui se vend ou se fabrique dans le monde.

Bien loin de nos tristes et mesquinement achalandés supermarchés du bricolage, les boutiques regorgent de produits disparus depuis longtemps des rayons de ces prétendus spécialistes.
Ici presque chaque porte de ruelle recèle à l'intérieur de véritables immeubles du bricolage. Sur trois ou quatre étages disposés autour d'une cour centrale à la façon d'un « caravan sérail », une multitude de revendeurs spécialisés proposent des articles tous différents et complémentaires. Chaque commerçant à sa raison d'être et les stocks impressionnants qui s'offrent à vous témoignent du dynamisme de cette économie ou la multiplication des points de ventes crée de la richesse pour tous.
Si vous cherchez par exemple une poignée de porte un peu différente que celle de vos voisins et amis, ici, ce n'est pas comme dans un linéaire supposé enchanteur du bon roi Merlin ou il va vous valoir bien vite oublier vos rêves et vos phantasmes :
Dans presque une cinquantaine de boutiques, qui ne vendent que et uniquement des poignées de portes et dont les modèles se comptent par centaines, vous pourrez marchander l'objet que vous pensiez jusqu'alors introuvable, sans être obligé d'acheter sous blister inviolable et indissociable un kit complet dont vous n'avez rien à faire.

Dans un autre quartier, Agnès et moi avons pénétré dans le paradis du bijou fantaisie et de l'accessoire. Là aussi il ne faut pas hésiter à se perdre temporairement dans ruelles étroites et pousser quelques fois une porte cochère qui s'ouvre sur une véritable caverne d'ali baba.

Sous nos yeux émerveillés, un véritable trésor de pacotilles qui nous tendait les bras.
Rangés par centaines selon un classement méthodique, nous avons pu plonger nos mains incrédules dans les sacs de verroteries et de perles aux formes et matériaux et les plus divers. Sur les étagères ou posées à même le sol, d'innombrables caisses d'accessoires attendent votre bon vouloir pour vous transformer instantanément en véritable créateur.

Si vous préférez acquérir un produit fini, les marchands acceptent avec gentillesse de vous vendre à l'unité les colliers, bracelets et autres produits conditionnés par cent exemplaires.

Afin de ne pas vous gâcher le plaisir de vos prochains achats chez Aghata ou dans une autre boutique branchée ou dite spécialisée, nous aurons pratiquerons la loi du silence sur la réalité des prix !!!!

Dans un autre quartier, c'est l'univers des grossistes en vêtements et sous vêtements qui nous a fasciné.
Même type de disposition et configuration des lieux, même profusion de marchandises. Les chemises, pantalons, chaussettes slips ou culottes se vendent au minimum par multiples de dix.
Pour les sous vêtements même pas la peine de réfléchir quelques secondes, les produits identiques aux grandes marques qui font la une de nos affiches 4 par 3, sont ici vendus au prix unitaire de moins d'un euro !!!!!

La question que l'on peut raisonnablement se poser et de savoir si au prix de 100 euros un aller retour Paris Istanbul sur Easy Jet, il n'est pas judicieux de venir à Istanbul faire une fois par an ses emplettes. Cette fois ci, on avait la chance de pouvoir remplir facilement les coffres du catamaran, alors vous pensez bien que l'on ne s'est pas privé pour refaire nos stocks !!!

En pour finir en beauté nos pérégrinations pédestres, nous avons déniché bien à l'abri d'un raz de marée d'appareils photos nippons, un lieu tout simplement incroyable.

Perdu au milieu d'une forêt « Sarcelloise » aux tours de bétons plus insignifiantes les uns que les autres, sur plus de six étages,


dans un immeuble qui pourrait passer pour un vulgaire bâtiment administratif, se dissimule le paradis des chineurs. Pas moins de cent quatre vingt boutiques ou chacun exploite une niche bien particulière.



Cela fait à peu prés dix ans que nous cherchons à remplacer une tulipe en opaline qui a été malheureusement cassée sur l'une de nos lampes. Combien de brocanteurs et d'antiquaires nous ont laissé sur notre faim pendant toutes ces années ?

Au quatrième niveau du paradis de louis la brocante, nous avons pénétré dans le nirvana du luminaire. Incroyable choix de lampes de toutes les époques, de suspensions plus originales les unes que les autres, de pièces détachées et accessoires à vous faire tomber en déprime la famille Vassero*
* Pour ceux qui ne connaissent pas Nîmes, nous avons la chance d'avoir encore dans le centre ville un véritable quincaillier dont la caverne mériterais d'être classée par l'Unesco : entreprise d'intérêt public.
et bien sur autant de tulipes à notre portée que d'hésitations sur les dimensions exactes concernant le diamètre du piétement !!!! Pire que le supplice de tantale. Seule solution, fuir au plus vite ce lieu de perdition afin de conserver de bonnes relations avec son banquier.


 

Et comme pour bien enfoncer le clou, rien de tel qu'un petit tour dans le grand luxe. Nous sommes allés sur les rives du Bosphore nous réfugier et oublier pour un temps dans le palais de Dolmabahce.

Construit par l'architecte Baylan à la demande du sultan Abdul Mecit 1er qui souhaitait déplacer le siège du pouvoir, c'est en 1856 qu'il a été inauguré. Palais de marbre grandiloquent, dont le style néobaroque peut surprendre, il deviendra jusqu'en 1922 la résidence des sultans.

A notre arrivée dans le palais nous avons croisé l'équipe locale dont les onze titulaires semblent avoir un jeu collectif parfaitement rodé.


Comparée à eux, la discipline des juniors de Besisktas (ou Baptiste fait ses classes pendant ce temps) montre qu'il y a encore du travail !!!


Il faut se rendre à l'évidence : Même si le harem ne soutient pas la comparaison avec celui de Topkapi, on comprend vite les raisons qui ont poussé les successeurs à délaisser l'ancien palais pou investir des appartements dignes des plus beaux palais européens.

Coté lustres et éclairages en tous genres, nous n'avons pas été déçus !!

On peut même affirmer sans risque (même si nous sommes encore au rez de chaussée) que nous venons de franchir un nouveau palier.


Ce qu'il y a de bien quand on est amoureux des lustres, c'est qu'il vous faut lever le nez dans la plus grande majorité des cas pour en avoir une vue d'ensemble ou à minima voir comment ils sont accrochés.


Alors comme dans le cas qui nous préoccupe, vous faites d'une pierre de coup, pour le même billet d'entrée, vous avez aussi une vue imprenable non seulement sur le Bosphore mais surtout sur les fresques et peintures qui ornent la totalité des plafonds du palais.





La fin de la visite guidée s'effectue au pas de charge car de nombreux visiteurs sont arrivés en fin de matinée. Comme nous devons retourner au centre de formation du Besiktas ou Baptiste doit à nouveau s'entraîner, ce n'est pas pour nous déplaire.

Et en quelques minutes aprés avoir traversés les nombreux passages couverts qui relient une rue à une autre,



nous passons cette fois des explications incompréhensibles du guide dans le palais, aux explications encore moins compréhensible de l'entraîneur du Besiktas.


Mais le football n'est il pas à lui seul une language universel ???

 



 

 

 

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