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Agnès, Pacôme, Baptiste et Jean Jacques........ une année de liberté et de découvertes

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Bye Bye Finike........

Partir c'est mourir un peu : Alphonse Allais
( DOUBLE AL aurait mieux fait de foncer chez HAVAS VOYAGES)


Partir, c'est mourir un peu, c'est mourir à ce qu'on aime, on laisse un peu de soi-même en toute heure et dans tout lieu. Edmond Haraucourt


En voila un autre qui a repris et développé le concept pour le porter au firmament de la stupidité littéraire.

Comment peut-on écrire de pareilles inepties.

Si partir c'est mourir un peu, les nomades de tous bords et de tous horizons ont une espérance de vie inférieure à celle des papillons et des éphémères de tous poils. Mais en y réfléchissant bien, c'est peut-être pour cela que la race est en voie de disparition.


Nous avons pris un plaisir immense à côtoyer les derniers réfractaires à la vie pantouflarde, que de bons moments, de leçons de vie nous ont ils offert sans même sans douter.

Mais l'heure est aux séparations provisoires. Nous avions convenu de rentrer avant le rush de l'été et il est temps de commencer notre trajet retour vers notre si beau pays qui nous manque si peu.


Nous commençons à sentir les changements et la tranquillité hivernale s'efface chaque jour un peu plus.
Pendant que dans les ports de Turquie on s'active pour mettre à l'eau les « Days Boats » qui vont dans quelques jours commencer à satisfaire des hordes de coups de soleil en puissance, dans les marinas, la « Chartérite » et « l'absentéite chronique » se développent bizarrement à la même vitesse que s'estompe de nos mémoires la faune des plus beaux fonds marins.


La plaisance, longtemps épargnée par la fièvre du « prêt à porter » est entrain de devenir un loisir qui se consomme comme un simple Big Mac : Vite fait mal fait, sans prendre le temps d'attendre la juste cuisson du « maître queue ».

Deux races de « navigativores » se retrouvent donc à la belle saison dans ces lieux ou le nomade n'a plus droit de cité et encore moins le droit de citer.

- La première qui, frustrée de ne pouvoir cultiver son jardin, a choisi de cultiver bio sur ses quelques mètres carrés d'antifouling, et vient constater une semaine par an, les merveilles de la prolifération naturelle.

- La seconde qui moins patiente, vous croise en polo « Sunsail - ou Dream Charter » en vous exhibant fièremet sa carte de fidélité préprogrammée.
Ceux la, vous les reconnaîtrez facilement : Ils sortent et rentrent dans marinas et mouillages à une vitesse jamais inférieure à 6 nœuds et la plus part du temps ne trouvent pas l'ouverture du lazzy bag qui renferment des voiles frustrées à longueur d'année.


A tous les vrais plaisanciers amoureux de la mer et de la voile que nous avons rencontrés, avant, pendant et à aussi par avance à ceux que nous rencontrerons, nous disont mille merci......

 Michel et Marie ( Laorana ) Les Frenchies piliers de Finike  -  Pierre et Louisette les Québécois globe trotters


Michel et Jeannik les artistes d'Aquarellia


Denis et Lucille les autres québécois globe trotters

 

Une mention spéciale à Umit qui même s'il ne navigue pas, est inconstablement l'âme de la marina de Finike. Sans lui, son dynamisme, sa disponibilité, son humour et sa joie de vivre, le « transparent » directeur de la marina verrait très certainement son taux de fréquentation prendre une courbe inverse à celle du sourire de « Monsieur Umit ».


En partant de Finike nous avons fait une halte rapide à Kékova pour donner à notre ami Hassan le sous verre photos que nous lui avions préparé en Décembre.

Même si un instant Umiak Mantagua retrouvait sa place hivernale sur le ponton aux planches fraîchement remplacées,



Kékova aussi semblait préparer activement sa mutation printanière. Nous qui étions arrivés en Décembre dans un baie désertée par les plaisanciers et les « Turist -Gulets » il fallait bien se rendre à l'évidence, le temps du business était revenu, et même Hassan et son épouse nous semblèrent moins disponibles.


A la sortie de Kékova, dans ces eaux d'une couleur incomparable, à quelques mètres du bateau, une tortue géante nous gratifia d'un magnifique passage à seulement quelques centimètres des hélices.


La remontée sur Kas nous permis de croiser les premiers « lâchés de charters » et c'est avec un peu de méfiance que nous pénétrons en fin d'après midi dans le mouillage ou « Aquarellia » a décroché en pleine nuit ses ancres et failli se retrouver sur les rochers.

Au dessus de nos têtes les parapentistes s'en donnent à cœur joie, en s'élançant à tour de rôle de la grande falaise qui domine la baie de Kas. Nous les voyons cercler à la recherche d'ascendances, puis ils viennent se poser avec dextérité à quelques mètres de l'eau.


Plus clémente cette fois, la petite baie nous accueille dans une « pétole » rassurante qui semble vouloir s'installer pour la nuit.


Le lendemain à quelques milles de Kas, nous allons faire une halte dans un ancien petit port de pêche, maintenant l'objet d'une spéculation immobilière effrénée.



Kalkan : Village quasiment « mort » en hiver ou le vampire gestionnaire du port, encore plus maffieux que notre Kalkar Egyptien (voir chapitre Suez), se réveille à la bonne saison pour sucer jusqu'à la moelle le plaisancier sans défense qui a l'outrecuidance de venir solliciter une place pour la nuit.
Tarif à la tête du client, aimable comme une porte de prison et serviable comme l'oncle Picsou, même si l'endroit est plutôt plaisant, il vaut mieux éviter d'y séjourner pour ne pas engraisser l'individu que même les autochtones rêvent d'occire.
Lorsque nous arrivons c'est l'évènement annuel. Les exploitants de Gulets ont loué, comme chaque année, pendant deux jours les services d'une grue pour la mise à l'eau des bateaux qui ont hivernés à sec sur les quais du port.



Le grutier a bien failli ne plus revenir car l'an dernier (information de source sure et plus que sure, racontée par notre voisin patron d'un bateau de plongée sous-marine) une bonne partie des clients ont oubliés de payer la mise à l'eau et cela a fait un gros scandale dans le port.

Comme nous devons retrouver nos amis d'Aquarellia à Marmaris, nous faisons en sorte de ne pas nous attarder après que Baptiste nous ait assuré le prochain repas,


 qu'il cuisinera lui-même comme un chef.


Nous quittons la baie de Kalkan sous une brise légère qui va nous obliger à tirer des bords toute la journée. Le passage des « sept caps » est toujours considéré comme un passage difficile. Un important ressac se forme avec la remontée des fonds et si vous ne prenez pas une distance de sécurité importante, vous êtes sur d'être secoué dans tous les sens pendant plusieurs heures.

 

 

Comme nous avons décidé de marcher uniquement à la voile pour rejoindre Marmaris (prix du gasoil turc oblige) nous allons continuer à tirer des bords toute la nuit en passant devant la baie de Gocek ou nos amis les « Plonplon » doivent venir nous rejoindre dans quelques jours.
Malgré l'envie de Baptiste pour faire une halte dans ce décor de films, nous continuons notre remontée et en début de matinée nous pénétrons dans la minuscule passe d'un demi mille qui protège la baie de Marmaris.


C'est une immense baie aussi grande qu'un lac que nous découvrons.
Fantastique abri naturel impossible à distinguer même à simplement quelques milles de distance, Nelson y prépara sa flotte avant d'attaquer les Français en 1798.


Au fond de la baie l'ancien village de pêcheurs a laissé place à une cité balnéaire cosmopolite ou le libéralisme est le moteur économique. A la nuit tombée, les bars en plein airs et les innombrables discothèques délivrent leurs décibels à une faune bien sur majoritairement aphone et anglophone.


Au tumulte permanent de la « Setur Marina » qui jouxte la ville, nous avons préféré établir notre camp de base à l'opposé de la baie, loin des décibels et des odeurs de Kebabs bons marchés.

 

Heureux de retrouver Michel et Jeannik, nous profitons de la douceur nocturne pour nous remémorer nos navigations respectives en compagnie nos amis communs les « Lumiel ». Nous aurons bien du mal à les rejoindre pour l'anniversaire de Mia et Elie au mois de Mai, mais quelque chose nous dit que ce n'est que parti remise.

Pendant ces quelques jours dans la baie de Marmaris, Agnès a décidé de proposer un nouveau concept à sa fidèle clientèle.
La coupe « moulino » : Ebauchée à la grande époque par Coluche et finalisé quelques décennies plus tard par notre « Kufeuse » (comme on peut le voir écrit en Turquie) attitrée.


Pacôme de son coté préfère la « tonte aquatique » et rafraîchit un peu les coques du bateau,


Sous le regard d'un insolent sans scrupule qui lui montre comment s'y prendre pour éviter de les salir dans l'eau.


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