Agnès, Pacôme, Baptiste et Jean Jacques........ une année de liberté et de découvertes
Le grand jour est enfin arrivé.
Dimanche 09 Septembre, nous avons terminé l’avitaillement du bateau et le dernier carré de fidèles nous a accompagné ou rejoint jusqu’à port saint louis du Rhône. A charge pour eux de ramener à la maison notre voiture, et les quelques bagages excédentaires, de valider les dernières consignes bien inutiles et de nous persuader que tout se passera bien en notre absence.
Yvan et Isabelle vont habiter notre maison pendant presque une année et le passage de témoin a été on ne peut plus agréable et facile. C’est très rassurant de partir avec la certitude de confier un peu de soi à des personnes de confiance qui sont sur la même longueur d’ondes que vous. Pour Agnès, laisser sa maison aussi longtemps est un véritable crève cœur, mais nous savons tous qu’une fois partie elle aura vite relativisé les inconvénients de cette dépendance.
Après un dernier repas entre amis dont la bonne humeur vous fait hésiter à quitter cet univers tellement agréable, les derniers baisers et poignées de mains énergiques et rassurantes à la fois, le moment est maintenant venu de nous séparer et de prendre seul en main notre projet.
Le sommeil a été difficile à trouver, à force de lutter pour essayer de reprendre point par point tous les paramètres de la « check List » que je m’étais juré de valider en temps et en heure. Peine perdu !!! Mais l’essentiel est à bord et le superflu devra s’accoutumer de nos choix arbitraires et de notre mémoire malmenée ces derniers temps.
Lundi 10 Septembre, une météo favorable nous invite à ne pas différer notre départ et lever l’ancre au plus vite. Il nous faudra un peu moins de deux jours de navigation pour rejoindre directement l’ile d’Elbe.
Une traversée sans encombre, mais qui sera le témoin de notre manque d’expérience en temps que « pécheurs ».
Entre cap Cissié et la corse, alors que nous naviguions à 8 nœuds sous genaker, l’une des deux cannes s’est mise à siffler en se dévidant à toute vitesse. Le thon qui a eu la bonne idée de mordre à l’appât va nous ramener à la raison. Après 40 minutes de combat inégal, ma ténacité a pris le pas sur mon inexpérience. Mais, je vais être puni par ou j’ai péché !!! Ayant volontairement laissé à la maison la grosse et trop encombrante épuisette, j’ai complètement oublié d’acheter avant de partir une autre épuisette. Une fois le thon d’environ 20 kilos amené au bord de l’escalier tribord, impossible de le remonter. D’un coup de queue magistral, le poisson que je croyais définitivement « chatié » a cassé le bas de ligne renforcé et dans un grand éclat de rire intérieur, nous a salué d’un magnifique salto avant de rejoindre son milieu naturel.
Au petit matin nous arrivons en vue de Portoferraio ou nous avons décidé de poser le pied pour deux ou trois jours, le temps de faire les quelques réparations et réglages que je n’avais pas eu le temps de faire avant de partir.
Portoferraio est une escale bien agréable. Une baie très abritée dans une ville qui vit au rythme du bon vieux temps dés que la saison touristique est terminée.
Prochaine escale importante: Rome ( avec quelques petites iles avant d'y arriver )