Agnès, Pacôme, Baptiste et Jean Jacques........ une année de liberté et de découvertes
Qui a-t-il de plus complexe que les rouages de la politique ?
-Non pas ce qui a fait la fortune de la Suisse, acquise dans l’art du détournement et de l’enfouissement en coffres des fortunes étoilées.
-Pas non plus les valeurs morales de ce pays qui pourrait revendiquer la palme de l’omerta,
mais plus justement, ce qui a fait aux quatre coins du monde la véritable renommée du drapeau au double sparadrap : les rouages de l’horlogerie Genevoise.
La complexité des mécanismes, perpétuée par des générations de maîtres artisans obnubilés par la recherche de l’absolue précision, n’a rien à envier à celles des mathématiciens égyptiens eux aussi tournés vers les mêmes aspirations.
Nous sommes donc en présence de deux exemples de « TOC » poussés à leur paroxysme :
A Hurghada, nous avons découvert une nouvelle version du fameux coucou suisse.
Celui qui ne sort jamais à la bonne heure et encore moins le vendredi: Le coucou d’Hurghada !!!
La « Tocante Hurghadienne » est celle des rendez vous manqués, celle qui donne l’heure comme l’on joue aux dés et qui confond la grande et la petite aiguille. C’est un peu le Canada Dry de la montre de luxe. Les modèles qui poussent comme de la mauvaise herbe dans les boutiques pour touristes sont à peine plus chères que le misérable soda. Le bon moyen pour les identifier : serrer la pince de son fameux remontoir « Made in Challah. En véritable « my friend » comme pour sceller cette nouvelle et durable amitié, il vous restera dans les mains, fidèle à tout jamais.
Pour revenir à l’heure locale : Constatons que tous les éléments sont réunis pour un cocktail détonnant :
- Mode d’emploi aussi logique que le sens d’écriture et aussi précis que la bible locale.
- Régularité du module marche arrêt aussi fiable qu’un rendez vous à date fixe.
- Impossibilité de « booster » le module avec du carburant européen.
- Option « Absence de Fatalisme » : non disponible sur les versions locales.
Ici tous les locaux semblent l’avoir adopté et s’en remette à lui pour vivre à l’heure du coucou d’Hurghada.
Nous les plaisanciers européens, nourris à la sauce cartésienne, habitués à la précision de nos relevés météos, à la régularité de nos connections internet et à la culpabilité d’un retard involontaire : nous avons bien du mal à comprendre ce peuple curieux qui semble prendre un malin plaisir à considérer l’horloge du temps comme un outil du monde des gens pressés.
C’est un véritable instrument de torture que ce coucou égyptien qui somnole à l’intérieur de chaque égyptien.
Espérer obtenir en temps et en heure, ce que l’on est venu chercher ou demander relève de la gageure. Imaginer un instant l’heure d’un rendez vous respecté est pure utopie dans ce pays ou le coucou fait même souvent la sourde oreille aux appels du muezzin.
Dans notre beau pays, les douaniers sont équipés sur le coté d’une magnifique bande rouge, symbole de l’autorité, de la rigueur et surtout de la limite à ne pas dépasser. A Hurghada les agents d’états sont habillés en faux jeans Armani et fausses Lacoste, mais tous équipés au poignet du fameux coucou égyptien et de son fameux remontoir made in Challah.
A voir l’énergie des représentants de l’autorité douanière lors de l’inspection diligentée au dernier moment pour justifier le retard congénital du processus administratif, on peut s’interroger sur l’opportunité de remplacer les rouages actuels par de simples modules à quartz bien connus pour leur simplicité et leur fiabilité.
Mais à Hurghada rien n’est simple et presque personne n’est fiable.
Alors, pour dans cette cité rester Zen, on doit bien l’avouer : le quartz nous ne l’avons trouvé que dans les Citizen.