COMPORTEMENT DU BATEAU
Pendant cette première croisière d'un mois, nous avons pu nous faire une idée assez précise sur les avantages d'avoir choisi un catamaran pour notre périple d'une année.
- Espace à bord: Le choix d'une version "propriétaire" en 3 cabines permet aux parents de disposer d'un espace privatif important et d’une complète autonomie en ce qui concerne la salle de bain et les toilettes.
Chaque enfant ayant sa propre cabine leur espace personnel est également bien préservé.

La surface habitable du Lavezzi est de 50 m2. C'est suffisant pour 4 personnes. Nous avons vu des catas de 45 pieds bien moins habitables que notre 40 et en ce qui concerne les monocoques il faut aller au minimum à 50 pieds pour envisager un espace intérieur approchant.

Notre cabine "propriétaire" moins grande que la chambre à la maison, mais beaucoup plus facile à chauffer !!!

Douche séparée dans notre espace pour un peu plus de confort pendant une année de navigation:

Le carré est très fonctionnel et le fait de naviguer à plat permet de cuisiner beaucoup plus facilement. Seul bémol, l'espace dédié à la table à carte est assez restreint.


L'espace extérieur est fantastique. Le cockpit est une véritable pièce à vivre et la largeur du bateau permet de trouver des espaces pour pouvoir s’isoler et être tranquille pour lire ou faire autre chose. Pour les repas ou les petits déjeuners, on tient très facilement à 6 - 8 personnes autour de la table.

Vous pouvez faire une visite interactive du bateau en allant sur le site : www.fountaine-pajot.com/visites/lavezzi_plan/plan.htm
COMPORTEMENT DU BATEAU EN MER:Nous avons pu tester le bateau à toutes allures, allant de 5 nœuds à 35 nœuds de vent réel. Il faut bien reconnaitre que le "prés" n'est pas l'allure de prédilection pour un catamaran de croisière. Mais si l'on compense le cap par la vitesse, on s'aperçoit qu'il ne faut en aucun cas chercher à gagner des degrés et que la vitesse gagnée en faisant courir le bateau permet de compenser la perte de cap. En croisière il faut dont oublier ses vieux démons de régatier et éviter de faire forcer le bateau en allant contre nature. Le catamaran est performant à partir de 40° du vent alors cela laisse suffisamment de marge pour naviguer dans les meilleures conditions.
Par rapport à un monocoque, l'absence de gite impose d'anticiper la gestion de la surface de voilure afin de soulager le bateau. J'ai pu constater que le fait de mettre un ris supplémentaire et de réduire également le génois afin de soulager le haut du gréement ne se traduit pas par une chute significative du speedomètre. Dans un clapot serré le bateau passe mieux, tape moins, plonge moins sur les surfs. Donc rien ne sert de vouloir porter de la toile à tout prix !!!

Comme on peut le voir sur la photo (35 nœuds de vent) le génois est considérablement réduit et avec deux ris dans la grand voile, le bateau est bien équilibré. Bien entendu il force quand même un peu plus que le tanker que l'on croise.
Lors de remontées au prés rendues nécessaires par la météo ou par l'obligation de se rendre en un point précis, il est également facile de gagner vitesse et cap en profitant de cette contrainte pour faire tourner les moteurs. Cela permet à la fois de recharger les batteries à un moment ou cela gène le moins et à raccourcir le temps de navigation au prés. En bref on est gagnant à attendre d'avoir à naviguer au prés pour recharger le parc batteries.
Sous spi, le comportement du bateau est très saint jusqu'à 25 nœuds de vent réel. Au delà, les surfs deviennent plus difficiles à maitriser car le bateau est plus rapide que la vague. Il faut donc abandonner impérativement le pilote automatique dés que l'on sent qu'il force et qu'il a du mal à réagir.
Au de là de 25 nœuds de vent, la vitesse atteinte sans le spi est tout à fait suffisante et cela permet une navigation sans le souci d'un affale de spi en catastrophe.
La règle d'or est donc de "sous toiler " et concéder à la mer un ou deux nœuds de vitesse: Ce qui est bien peu !!!