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Agnès, Pacôme, Baptiste et Jean Jacques........ une année de liberté et de découvertes

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De Suez à Port Saïd (1ère partie)

Suez et remontée sur Port Saïd :

Après une trop courte nuit de sommeil, réparatrice pour les muscles, j'émerge du carré pour profiter de la superbe lumière qui me fait découvrir la minuscule marina de Suez sous un autre aspect. Lors de notre premier passage, nous étions arrivés et repartis de nuit, autant dire que nous n'avions pu profiter du spectacle permanent qui défile sous nos yeux.

Les anciennes installations ont conservé un certain charme et témoignent encore de l'activité qui devait de cette marina tombée maintenant en désuétude. Ici on vient encore s'installer pendant des heures et prendre un thé en contemplant le ballet permanent des navires, remorqueurs et autres pilotines.

 

La marina est située à seulement quelques mètres du chenal de navigation. Par souci de sécurité, la navigation est alternée et aucun bateau ne se croise dans le canal, à l'exception du grand lac qui sert de zone de mouillage et d'attente. Devant nos yeux encore demandeur de sommeil, la longue marche a repris son rythme régulier, les pilotes chargés de contrôler le passage dans le canal, montent ou descendent des navires. Exercice rendu parfois difficile du fait de la hauteur des navires.


Nous comptions rester simplement une journée à Suez afin de reposer les organismes, le bateau et remonter le sur Ismailia, mais « Inchallah Kalkar » nous confirme le passage aujourd'hui d'un War Ship Hollandais. Ce qui signifie que nous allons devoir attendre demain matin la réouverture du canal pour remonter.

Deux nuits après notre arrivée, après une soirée bien arrosée en compagnie de deux skippers professionnels convoyant deux catamarans, nous obtenons le feu vert pour un départ vers 10 heures du matin.
C'est sous un soleil radieux que nous quittons la marina et Inchallah Kalkar, pour de nouvelles aventures.


A peine installé, notre « Loukoumesque » pilote, copie égyptienne de l'hilarant Droopy, me demande quelle est la vitesse maximale au moteur ?
Perfide question qui traduit bien son intention de retourner au bercail dans les meilleurs délais.

Il me faut d'entrée de jeu lui faire comprendre que nous irons à la vitesse que nous souhaitons et qu'il est hors de question d'y déroger pour faire une bien inutile course contre la montre. Je lui explique que moi aussi je connais le fameux « coucou Egyptien » et que j'en connais maintenant les rouages.
Selon mes calculs, compte tenu de la marée montante, nous devrions rejoindre la marina d'Ismailia vers 18 heures au grand maximum, donc nul besoin de se presser.

By By Mer Rouge..... Peut-être à une prochaine fois, nous te remercions pour ta relative clémence durant nos navigations.

Notre pilote semble préférer naviguer au milieu du canal, jouant l'esquive au dernier moment à seulement quelques mètres des bateaux qui nous arrivent sur tribord.
Je demande à Pacôme de rester à coté de ce fleurettiste inconscient qui préfère la navigation en zig zag à celle d'une remontée à l'extérieur des bouées, synonyme de tranquillité !!!

J'aurais du regarder de plus prés, car en fait ce n'est pas Droopy qui est monté à bord, mais le sergent Garcia en personne, dissimulé dans le costume en soie noir de Don Diégo de la Véga. Et bien sur pour perpétuer la tradition il signe sa navigation par des Z qui veulent dire Zorro.
Mais cela ne semble pas perturber le moins du monde les cargos qui nous voient zigzaguer devant eux.

Plus rapide que nous « l'avion de chasse Lumiel » en profite pour passer devant. Pratique pour disposer de photos de notre bateau !!!

Bien des drames ce sont déroulés dans les quarantièmes rugissants. Avec le Sergent Garcia, nous allons avoir droit à une version inédite et toute a fait personnelle des « quarantièmes zig zag » dans le grand lac.
Pacôme a relâché sa garde quelques minutes et notre « lipidineux » pilotes va en profiter pour nous jouer une version toute personnelle du passage de vagues.

Cette grosse andouille qui semble vouloir se prendre à chaque vague pour Kelly Sleater, se loupe lamentablement dans l'appréciation de la trajectoire d'un immense remorqueur que nous croisons.
Au lieu d'une attaque franche et directe de la lame, moins courageux que son illustre ennemi, il rompt le combat et présente aux énormes vagues qui foncent droit sur nous, le flanc de notre vaillant Umiak tout décontenancé par cette couardise coupable.
Le résultat ne se fait pas attendre, le bateau et secoué dans tous les sens. Eclair de lucidité Baptiste va vérifier si ses hublots sont bien tous fermés.
Et bien évidement, comme trop souvent à mon goût, ils sont restés grands ouverts sur le côté !!

A l'intérieur de sa cabine se sont les « quarantièmes dégoulinants ». Matelas, couette, vêtements, livres, cours du Cned, etc........... Tout est détrempé, ruisselant de cette eau aussi salée que les huitres de Bouzigues.

Grâce à toi, gros tas de graisse aussi neuroné que l'inénarrable Sergent, il faut maintenant vider la cabine, nettoyer au plus vite le résultat de ta honteuse retraite, sécher tant que faire se peut les pages de la connaissance dont l'encre commence à pleurer cette funeste journée. Honte sur toi escrimeur de mes deux coques !!!!

Matelas et couette vont devoir s'égoutter lentement sur le roof.

 

Les vêtements vont servir de grand pavois pour la journée et transformer notre bateau en caravane des Gypsy king.

 

Et pour finir, un stand « foire au livres - second hand » est rapidement installé dans le cockpit dans l'attente d'un hypothétique acheteur.

 

Dans le stade plein comme un "œuf de carreau", la foule en délire applaudie la performance !!!!!

Même l'énorme dragueuse qui ronronne sur le lac, s'est arrêtée un instant pour s'esclaffer de rire. Agnès n'a pas trouvé çà drôle du tout, mais pas drôle du tout. Ses relations avec le pilote vont devenir à partir de cet instant aussi chaleureuses qu'une partie de campagne avec Jean Marie Lepen. Autant dire que pour le Bakchich final, le sergent Garcia ne vient pas de marquer des points.


Devant nous, au gré des vents et des courants, les felouques de pêcheurs continuent à narguer par leur impudente simplicité, la technologie du monde moderne. Dans le « Grand Lac » le poisson semble ne pas être trop perturbé par le trafic incessant de ces milliers de navires qui traversent chaque année, et chose étrange, il semble ne pas être trop pollué selon les affirmations de certains scientifiques.

 

Sur les berges du canal le nouveau village du "Club Med" accueille ses premiers clients.

 

Et comme pour participer à notre opération "grand étandage" , les militaires ont décidé de pavoiser eux aussi avec les moyens du bord.

 

En fin d'après midi, alors que le soleil rasant éclaire avec chaleur et condescendance l'imposant immeuble de la compagnie de Suez qui domine la baie d'Ismaïlia, la fin de cette première étape pour remonter en méditerranée s'achève.

Sur le quai de la marina, Samir, Hamed, Alex (le skipper du cargo basé ici à l'année) et Stéphane nous attendent pour nous faciliter la manœuvre d'amarrage.

 

Qu'il est agréable de revenir passer quelques jours dans ce havre de paix au charme suranné, en attendant notre prochaine étape : Alexandrie.

 

 

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P
<br /> <br /> Bonjour<br /> <br /> <br /> Ce soir petit choc, je tombe sur votre site et sur Alain Lever, ami de jeunesse et témoin de mon mariage.<br /> <br /> <br /> Y a t-il moyen de le joindre (si il le souhaite)?<br /> <br /> <br /> Pouvez vous lui passer un message pour moi?<br /> <br /> <br /> "Salut Breton, dans un ragoutant rot de bière je scelle notre amitié de pierre"<br /> <br /> <br /> Jean Luc<br /> <br /> <br /> <br />
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